Acheter une voiture hors Canada peut se révéler peu profitable au final

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L’importation privée d’un véhicule états-unien est une tâche complexe et quelquefois risquée.

Compte tenu de la montée du dollar canadien et de sa nouvelle parité avec le dollar états-uniens, il peut être tentant de se procurer un véhicule, neuf ou d’occasion, au sud de la frontière en se basant sur la différence de PDSF, le prix de détail suggéré du fabriquant,  que l’on peut facilement trouver sur les sites internet de constructeurs dans le cas des voitures neuves. Toutefois, au-delà de cette différence souvent alléchante, il existe plusieurs facteurs qui compliquent ou rendent inintéressante financièrement une transaction transfrontalière.

Par exemple, le Registraire des véhicules importés, un organisme réglementaire fédéral sous l’égide de Transport Canada, exige plusieurs formalités, comme l’absence de campagne de rappel non-complétées, une preuve de conformité aux normes canadiennes ainsi que des frais de 195$. Dans certains cas, des véhicules ne peuvent être importés parce que certains équipements obligatoires au pays, comme les antidémarreurs d’origine, ne peuvent pas être installés sur les véhicules américains.

De plus, les douanes américaines exigent d’être prévenues 3 jours à l’avance pour tout véhicule qui traverse la frontière de façon permanente, ou sinon des frais supplémentaires de 500$ sont ajoutés. La TPS est payable lors du passage de la frontière sur tous les véhicules, et de frais de douanes supplémentaires de 6% sont applicables aux véhicules qui n’ont pas été fabriqués en Amérique du Nord.

Une fois rendu au pays, le nouveau propriétaire aura 45 jours pour rendre son véhicule états-uniens conforme aux normes canadiennes. Ces normes portent surtout sur les phares de jour, les systèmes d’ancrage des sièges d’enfant ainsi que sur les parechocs.

Les modifications à apporter à chaque véhicule sont détaillées sur le site du Registraire des véhicules importés, et certaines peuvent s’avérer dispendieuses, comme le remplacement de certains sièges, tableaux de bord ou phares. De même, il faut parfois reprogrammer les combinés d’instruments pour qu’ils affichent les mesures métriques, une opération qui n’est pas simple sur certains modèles allemands.

La garantie du fabriquant, si le véhicule importé en est doté, peut aussi poser quelques problèmes. Certains constructeurs invalident la garantie complètement, et certains autres demandent aux consommateurs de défrayer le coût des réparations sur garantie effectuées au Canada et d’envoyer la facture à l’importateur américain pour remboursement.

Finalement, les offres de financement à taux réduit et les promotions en argent comptant ne sont pas offertes aux acheteurs canadiens qui se procurent un véhicule américain. Le consommateur devra régler la facture en entier, ou encore faire appel à une institution financière indépendante du constructeur. Donc, importer à titre privé un véhicule acheté chez un concessionnaire américain est une entreprise complexe, et les économies anticipées peuvent être amputées en grande partie par les différents frais.

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