Acura TSX 2009

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Quelquefois, il peut être risqué de toucher à un porte-étendard. Au sein de la gamme Acura, depuis la disparition de la petite Integra, ce rôle était rempli chez nous par la TSX, alors que c’est plutôt la TL qui est emblématique de la marque chez nos voisins du sud. Il faut dire que les québécois adorent les voitures compactes, et que la TSX était l’une des meilleures du marché, toutes catégories confondues. Vive, solide et amusnate, l’ancienne TSX faisait beaucoup parler d’elle dans les cercles d’initiés, surtout parmi les jeunes trentenaires urbains, ceux qui ont fait leurs études au volant d’une Civic à bout d’âge et qui voulaient passer à l’étape suivante. Malheureusement, comme c’est souvent le cas lors d’une refonte, l’embourgeoisement et la prise de volume qui servent à corriger des lacunes en confort et en espace dénaturent l’esprit originel, celui qui avait su conquérir une nouvelle clientèle. Voyons donc si cette TSX 2009 a su conserver un peu du génie de la précédente, malgré ses cotes majorées et son confort accru.

Tout d’abord, sachez que la nouvelle mouture de la TSX conserve la même architecture, traction et moteur à quatre cylindres, et que les trains roulants sont identiques aux précédents, à l’exception de nouveaux amortisseurs à double mode. La direction est maintenant assistée électriquement, un système plus efficace sur le plan énergétique que l’assistance hydraulique, et le système de freinage est toujours à disques ventilés à l’avant mais dont les dimensions ont été majorées. Le moteur de 2,4 litres offre toujours 200 cv à 7000 tr/min, mais il a été travaillé pour offrir une courbe de couple moins pointue (172 pi-lb à 4400 tr/min) et des émissions polluantes particulièrement faibles. La consommation d’essence aussi a été minimisée, avec des cotes route/ville de 10,5 et 7,0 litres/100km, mais l’usage de l’essence super est préconisé. Ce moteur unique peut être accouplé à une boite manuelle à six rapports, alors que l’automatique se contente de cinq.

Sur le plan de l’équipement, ma voiture d’essai (une TSX avec ensemble Technologie) était très bien servie avec la climatisation régulée à deux zones, la sellerie en cuir, le système de navigation, l’éclairage par lampes à décharge, et son prix approchait les 39 000$. La version de base de la TSX est offerte à moins de 33 000$.

À bord, il est évident que la voiture 2009 est plus volumineuse que la précédente, et la sensation de légèreté et de finesse qu’on appréciait tant dans l’ancienne a disparu. La nouvelle Acura TSX 2009 joue maintenant dans une autre cour, celle des voitures de taille intermédiaire. Ce n’est pas tout mal, car la banquette arrière est désormais suffisamment généreuse pour recevoir deux sièges d’enfants sans que les occupants de l’avant ne soient collés contre le tableau de bord. C’est la malle arrière qui a payé le prix, car ses dimensions sont modestes, surtout en longueur.

La finition de l’habitacle offre le meilleur et le moins bon : les matériaux retenus sont pour la plupart de bonne qualité. Celui de la calotte du tableau de bord offre un fini fort réussi, mais l’élégant plastique noir mat de la console centrale se raye beaucoup trop facilement. Aussi, alors que j’ai l’habitude de louanger Honda pour l’ergonomie parfaite de ses modèles d’entrée de gamme, à bord de ses véhicules plus équipés c’est la pagaille. Le combiné central qui regroupe les commandes de la climatisation, de la radio et du système de navigation peut difficilement est plus confus et le petit afficheur d’information situé au-dessus est difficilement lisible. On peut aussi dire la même chose du volant de direction dont les trois branches sont parsemées d’une quinzaine de boutons. On finit bien sûr par s’y adapter, mais ce pourrait être beaucoup simple.

Sur la route, encore là, il y a du bon et du moins bon. Le gros quatre cylindres de 2,4 litres est d’une étonnante douceur, bien aidé par de nouveaux arbres d’équilibrage et des tampons moteurs à élasticité variable en fonction du régime moteur. La sonorité est riche, pour un tel moteur évidemment, et le niveau sonore à bord est très faible sauf quand le compte-tours dépasse les 6000 tr/min. La boite de vitesse manuelle donnerait des complexes à n’importe quel fabricant pour la précision de son guidage (malgré le très court débattement) et le faible effort que demande son embrayage. Les rapports de boite sont très rapprochés au point où on peut facilement passer de 3e à sixième sans que cela ne change grand-chose en conduite économique. La suspension est bien calibrée en fonction du confort, un mélange de grands débattements et de fermeté dans l’amortissement et la direction est relativement rapide. Donc, la Acura TSX 2009 est une bonne routière confortable et silencieuse. Embourgeoisée, je disais plus haut.

Vidéo Acura TSX 2009

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