BMW X5 2003

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Pour cette édition, j’ai conduit un véhicule utilitaire sport BMW X5 2003 à moteur de 3,0 litres de 225 cv. Le kilométrage au compteur affiche 52 000 km. La version essayée était équipée de l’ensemble Sport (suspension plus ferme avec fonction de nivellement, roues de 18 pouces, volant et sièges sport), d’une sellerie en cuir véritable (au lieu du vinyle qui est standard) et de la transmission automatique à 5 rapports. Son prix de vente en 2002 était de 71 000 $. Il a été vendu l’automne dernier pour 39 000 $, avec une garantie complète de 2 ans.

En montant à bord, ma première impression a été favorable, compte tenu de la grande qualité des matériaux et de la finition. Tout cela vieillit très bien, il n’y a aucune garniture d’esquintée ni de marque sur le cuir des sièges. Par contre, plusieurs détails me font penser que la qualité d’assemblage à l’usine américaine de BMW n’est pas à la hauteur de la réputation de la marque. Par exemple, en refermant les portières, on ne ressent pas cette impression de solidité et de qualité qu’on retrouve dans une 528i. Je sais que les portières sont plus hautes sur le BMW X5, mais elles font preuve d’une flexibilité qui n’est pas en accord avec l’image de marque.

De même, le levier de sélection des vitesses présente déjà du jeu, et sa manipulation ne procure pas une sensation de qualité. En plus, et cela est étrange venant d’un constructeur aussi sérieux que BMW, la fonction de sélection manuelle des rapports se fait à l’inverse de la logique habituelle qui est de pousser le levier pour monter les rapports, et tirer pour descendre. Mais comme je n’étais que de passage à bord du BMW X5, peut-être finirais- je par m’habituer.

Évidemment, vu le faible kilométrage, tous les accessoires fonctionnent correctement, mais certaines lames d’essuie-glace sont à remplacer, et la tringlerie avant émet de petits bruits qui font penser que l’assemblage manque de lubrification.

Sous le capot, et sous le camion, tout est à sa place, solidement fixé et aucune marque de choc n’est présente sur le soubassement. On peut donc penser que le camion n’a pas vu autre chose que les chemins tracés, ce qui est normal étant donné que le X5 n’a  aucune prétention à l’usage hors-route. Tous les liquides sont à niveau et les pneus sont d’immenses Continental WinterContact  d’hiver très peu usés. La carrosserie est en très bon état, mais les marchepieds qui équipent ce BMW X5 sont désagréables : trop près de la carrosserie pour être vraiment utiles, ils ne servent en fait qu’à salir les pantalons lors des montées et descentes. Laissez ces accessoires aux gens qui vivent sous des cieux plus cléments.

Sur la route, ce BMW X5 est capable du meilleur et du moins bon. Malgré ses 2100 kg, le comportement routier est fabuleux. On ne sent pas la masse, ni en virage, ni au freinage. Le BMW X5 vire à plat, freine droit et fort, et accélère correctement (215 lbs-pi de couple sont un peu juste pour une telle masse). Par contre, c’est au chapitre de la consommation de carburant que tout ce poids se fait sentir, avec 13 litres/100km sur la route et près de 17 litres/100 km en ville.

Toutefois, toutes ces qualités ont leur pendant négatif, c'est-à-dire que le BMW X5 avec l’ensemble sport roule dur, les passagers arrière se font secouer, et la tête du conducteur oscille de gauche à droite selon les imperfections de la chaussée, signe que les barres antiroulis sont costaudes. En plus, l’assistance de direction est très ferme, trop selon mes goûts, et les larges pneus causent beaucoup de rappel dans la direction lors des manœuvres de stationnement.

Finalement, l’accélérateur est beaucoup trop sensible; à chaque démarrage la tête des passagers va heurter l’appuie-tête et cela donne peut-être une impression de vivacité, mais c’est franchement désagréable.

Il ne faut pas voir ces inconvénients comme un signe de mauvaise qualité, au contraire, puisque le châssis est solide, le rouage d’entraînement est silencieux et ne génère aucune vibration désagréable. Cela suggère seulement d’éviter les BMW X5 avec l’ensemble sport, puisque ce n’est pas la vocation d’un tel camion tout en hauteur.

Au final, acheter un BMW X5 d’occasion avec sa garantie jusqu’à 6 ans ou 160 000 km (à partir de la date de mise en service) permettra une économie substantielle tout en gardant une certaine tranquillité d’esprit. Les inconvénients liés au fait que c’est un véhicule d’occasion sont minimes, et c’est plutôt le choix du bon modèle qui déterminera la satisfaction du propriétaire.

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