Chevrolet Chevelle 1966

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La voiture mystère de la dernière édition était facile à identifier pour ceux dont l’obtention du permis de conduire remonte aux années 60 ; c’était une Chevrolet Chevelle 1966. À son époque, la Chevelle était extrêmement populaire, on en voyait partout.

Débutant en 1964, la gamme de voitures intermédiaires de GM était la deuxième tentative de la marque à sortir de la monoculture des voitures de grande taille, la première étant la famille de voitures compactes Chevy II/Nova lancée en 1962. Il y eu bien aussi la gamme Corvair, mais celle-ci devait combattre les voitures importées, surtout la Coccinelle de VW. La gamme Chevelle dura 14 ans, jusqu’en 1977, alors qu’elle fut remplacée par la Malibu d’une taille beaucoup plus compacte. Durant sa longue carrière, la plateforme de la Chevelle a été offerte sous plusieurs carrosseries, mais aussi sous plusieurs noms (Monte Carlo, El Camino).

Une carrosserie à quatre portières mais dépourvue de montants centraux a été offerte de 1966 à 1972, et une version break (familiale) à deux portières était aussi disponible en 64 et 65. Les versions à deux portières sans montant et les décapotables ont été  offertes de 64 à 72, alors que le break et la berline à quatre portières ont fait toute la durée jusqu’en 77. Au Canada, Pontiac en vendait une version à peine déguisée sous le nom de Beaumont.

La mécanique était conventionnelle (moteur avant, propulsion arrière, essieu rigide, tandem disques/tambours, suspension à ressorts  hélicoïdaux) mais l’offre de moteur était vaste : six cylindres en ligne et V8 de différentes cylindrées et niveaux de puissance. Les boites de vitesses offertes étaient une boite manuelle à 3 ou 4 rapports, et une automatique à 2 ou 3 rapports.

De nombreuses versions à haute performances ont été offertes, les fameuses Chevelle SS, dont la puissance attint 450 cv (puissance  brute, donc autour de 385 cv en valeur nette 2009) avec le moteur de 7,4 litres à haut taux de compression de 1970. Mais dans la vie quotidienne, il était plus courant de voir des berlines motorisées par le V8 de 5,7 litres accouplé à une boite automatique à trois rapports. La Chevelle connut aussi une très belle carrière sportive, surtout sur le circuit de courses à virage à gauche Nascar et sur les pistes de courses d’accélération en ligne droite. Heureusement, la Chevelle remporta aussi quelques courses sur des circuits routiers, prouvant ainsi qu’elle était aussi capable de tourner à droite quand il le fallait.

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