Chevrolet Corvair Greenbrier

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La voiture mystère de la dernière édition était une Corvair Greenbrier 1962. En effet, GM avait produit une version fourgonnette de sa voiture compacte à moteur arrière, la Corvair. Mais j’y pense, n’ai-je pas déjà vu cela quelque part ? Peut-être chez Volkswagen ? Comme la Corvair était la réplique de GM à la Coccinelle, il était donc logique que le constructeur en fasse aussi une version fourgonnette, à l’image du minibus allemand. Ce n’est pas une copie, le mot est trop fort, mais disons que GM s’est fortement inspiré du concept.

La mécanique de la Greenbrier était donc celle de la Corvair, moteur six cylindres à plat refroidi à l’air de 80 cv placé en porte-à-faux à l’arrière, boite manuelle à trois ou quatre rapports, boite automatique optionnelle à deux rapports (oui, oui, vous avez bien lu), suspension à roues indépendantes par ressorts hélicoïdaux, freins à tambours et direction à recirculation de billes. Les performances étaient bien timides : plus de 30 secondes pour le 0-100 km/h avec la boite automatique, et tout juste 110 km/h à fond. Rien de révolutionnaire.

Sur le plan du style, la petite calandre à l’avant servait à la ventilation de l’habitacle, et ce sont les deux petites grilles sur le côté qui alimentaient le ventilateur du moteur en air frais. Tout comme la Volkswagen, Chevrolet introduisit plusieurs variantes de carrosseries : une fourgonnette tôlée (Corvan), une camionnette à plateau conventionnel avec accès par un panneau rabattable à l’arrière (Loadside), mais surtout une version ou l’accès se faisait aussi par le coté droit, entre la cabine et les roues arrières (Rampside). Ce Rampside aurait du faire une excellente camionnette pour les petits travaux avec sa porte qui se transforme en rampe d’accès pour le plateau, mais le plancher à deux étages causé par le moteur arrière rendait son chargement peu pratique. La Greenbrier suivait donc la recette Volkswagen fidèlement, mais pourtant sa carrosserie était beaucoup plus basse que le minibus VW, étant près de 20 cm moins haut, tout en étant plus large et mieux finie.

Au total, moins de 60 000 Greenbrier de tous les genres furent produits de 1961 à 1965, une misère comparé au succès que connut celui qui l’a inspiré, le minibus VW.

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