Comment se comporter dans un carrefour giratoire

Carrefour Giratoire Quebec

Ça peut sembler fou, mais les carrefours giratoires existent depuis longtemps. Toutefois, le Ministère des Transports du Québec (MTQ) n’exagérait pas sur leur utilisation. Avant 2000, il y en avait très peu, si bien que les conducteurs québécois ont aujourd’hui beaucoup de difficulté à circuler dans ces ronds-points destinés, supposément, à nous faire économiser du temps tout en étant plus sécuritaire.

Présent dans de nombreux pays européens tels l’Angleterre, la France, la Suisse, le Danemark et la Norvège, le carrefour giratoire y connaît beaucoup de succès. En Amérique du Nord, leur construction est plus récente. En 2003, on en comptait 310 aux États-Unis et près d’une centaine au Canada.

Au Québec, leur histoire est récente. En 2001, l’Abitibi-Témiscamingue a été le site du premier carrefour giratoire sur le réseau du MTQ. En 2002, Mont-Tremblant inaugure un premier carrefour giratoire. En 2003, c’est l’Outaouais qui se joint à la danse avec un carrefour à L’Ange-Gardien et un à Gatineau. En 2014, il y en a maintenant 42 en service.

Au niveau de la sécurité, le carrefour giratoire force les conducteurs à ralentir, abaissant le taux d’accidents avec blessés à ces intersections. Ainsi, il est impossible pour un conducteur de griller un feu rouge ou de provoquer une collision à grande vitesse. Des études américaines et françaises ont permis de constater une réduction notable de la gravité des accidents en comparaison avec des intersections conventionnelles.

Au niveau de la circulation, elle est plus fluide puisqu’il y a rarement des arrêts complets. L’environnement profite également de la présence de ces carrefours giratoires puisqu’il y a moins de bruit relié à la présence des camions, la consommation d’essence est légèrement réduite puisqu’il y a moins d’arrêts et l’aspect visuel est amélioré par la présence d’aménagement paysager dans l’îlot central.

Maintenant qu’on sait la petite histoire et les avantages d’un rond-point, il faudrait savoir y circuler. Et, croyez-moi, plusieurs d’entre vous ne le savent pas et font des manoeuvres dangereuses. D’abord, il faut ralentir à l’approche d’un carrefour giratoire. Certains carrefours offrent plusieurs voies de circulation alors, choisissez la bonne et restez-y. Attention aux piétons et aux cyclistes, car ils ont priorité sur vous. Les véhicules qui sont déjà à l’intérieur du carrefour ont aussi priorité sur vous.

Dans un carrefour giratoire, on tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Pour s’y engager, il suffit de s’insérer dans la circulation. Si la circulation est dense, il se peut que vous deviez faire un arrêt complet avant de vous faufiler. Lorsque vous êtes dans le flot de circulation, repérez votre sortie. Si vous la manquez, ce n’est pas grave, refaites le tour. NE VOUS ARRÊTEZ JAMAIS DANS UN CARREFOUR GIRATOIRE! Lorsque vous trouvez finalement votre sortie, indiquez vos intentions avec votre clignotant.

On résume! À l’entrée, il n’y a pas d’arrêt, sauf si la circulation est dense. Les voitures dans le carrefour ont toujours priorité sur ceux qui veulent entrer. Tournez et ne vous arrêtez jamais. Clignotez lorsque vous sortez. C’est simple comme bonjour!

Pour plus de détails, vous pouvez consulter le site Internet de la MTQ en cliquant ici.

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca

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