Datsun Fairlady 1962-70

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Le premier cabriolet Datsun date de 1952. Il s’agit de la Sport DC-3, produite en toute petite quantité et qui ressemblait à une Ford A en réduction. La sport S211 de 1959 ne devait pas connaître une diffusion plus importante, celle-ci avait plutôt un air de Austin-Healey. Il faut dire que les constructeurs japonais de cette époque n’avaient aucun scrupule à « s’inspirer » des constructeurs occidentaux. Ce n’est qu’à partir du salon de Tokyo en 1961 que Datsun s’est véritablement lancé dans la production de voitures à tendances sportive. La première fut la Fairlady SP310 dont le style n’est pas sans rappeler la MGB, lancée au même moment. Décidément…

Techniquement, ce modèle n’avait rien de révolutionnaire puisqu’il reprenait l’essentiel des composants mécaniques de la paisible berline Bluebird. Seule singularité, il s’agissait d’une trois places. Elle s’inspirait en cela de la Daimler Conquest avec deux sièges avant et un troisième placé transversalement à l’arrière. La SP310 connut une honnête carrière commerciale grâce à ses succès en compétition aux États-Unis. En 1967, Datsun décida de s’engager officiellement en sport automobile en Amérique du Nord. La conquête de ce marché était une nécessité et relativement plus facile à aborder que le marché européen où de nombreuses marques anglaises et italiennes proposaient des modèles analogues.

La première SP310, produite à 7000 exemplaires, était animée par un quatre cylindres de 1500 cc développant 71 chevaux. En 1965, la cylindrée fut portée à 1600 cc ce qui permit de gagner 19 chevaux. Ce modèle fut baptisé SP311, disposait d’une boîte synchronisée et de freins à disques à l’avant. La version Fairlady Sport 2000 ou SR311, lancée en 1967, disposait d’un tout nouveau moteur 2 litres à arbre à cames en tête développant 150 chevaux. Ce modèle n’a jamais été importé en Europe. La quasi-totalité des 40 000 voitures produites fut vendue aux États-Unis jusqu’à la fin de 1970.

De nos jours, ces petits roadsters valent moins de 15 000 $ lorsqu’en parfaite condition, et leur mécanique de grande série les rend faciles à entretenir et réparer. Attention toutefois, certaines pièces de carrosserie et de l’intérieur sont introuvables en neuf, il faudra alors faire preuve de créativité pour les reproduire. Mais au fait, pourquoi « Fairlady » ? Quelques rumeurs expliquent que le PDG de Nissan, M. Kawamata, a été émerveillé par la comédie musicale « My Fair Lady » lors d’un de ses voyages aux États-Unis. Alors, à son retour le nom de son futur cabriolet était tout trouvé.

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