Du gazole dans une BMW ?

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Les premiers moteurs diesel BMW depuis 25 ans débarquent au Canada en 2008

Pour la première fois depuis 1983, des moteurs diesel seront offerts par BMW pour motoriser la 335 et le X5. Ce moteur à allumage par compression est un bloc à six cylindres en ligne de 3 litres équipé de deux turbocompresseurs et d'un système de gestion de la combustion par injection d'urée.

D'une puissance maximale de 265 ch et d'un couple maximal de 425 lb-pi, ce diesel devrait permettre à ces modèles de conserver leur côté sportif tout en réduisant considérablement la consommation de carburant, les émissions polluantes et la production de gaz à effet de serre.

La fiche de performance préliminaire de la BMW 335d révèle une accélération de 0 à 100 km/h en 6,2 secondes, presque à égalité avec la BMW 335i à essence (5,7 secondes). La vivacité de la BMW 335d s'accompagne d'une économie de carburant de 35 et 27 % de moins que le modèle à essence, soit des cotes de 10,2 et 7,2 L/100 km (ville et route).

Sur la fiche préliminaire du BMW X5 diesel, l'accélération de 0 à 100 km/h s'établit à 7,2 secondes, soit plus d'une seconde d'avance sur son homologue à essence, le BMW X5 3,0 litres. Les performances de ce 4x4 diesel vont de pair avec une consommation réduite, soit 12,4 et 9,4 L/100 km (ville et route), quelque 27 et 19 % de moins, respectivement, que le X5 3,0 litres à essence. L'emploi de la technologie SCR pour réduire les émissions d'oxydes d'azote (NOx) assure la pleine conformité avec les normes antipollution du Canada.



Un diesel sportif

Ce moteur diesel associe un petit turbocompresseur à faible inertie, efficace dès les plus bas régimes, à un deuxième turbocompresseur plus grand, qui se met en action à plus haut régime. Commandés par une gestion électronique moteur sophistiquée, les deux turbos font littéralement grimper le couple de façon régulière jusqu'à 425 lb-pi, atteint à partir de 1750 tr/min. Pour comparaison, cette valeur de couple est ordinairement produite par des V8 de 5,0 litres, à des régimes plus élevés.

Sa fiche technique se complète d'un bloc-cylindres en aluminium et d'un système d'injection à rampe commune de troisième génération, où le carburant est pulvérisé dans les chambres de combustion par des injecteurs piézoélectriques très précis qui limitent le volume de préinjection au strict minimum. La propreté de l'injection est ainsi assurée, ce qui réduit au minimum la consommation et les émissions polluantes tout en contribuant à la souplesse du moteur. 


La catalyse SCR à injection AdBlue.

Pour optimiser la gestion des émissions, ce moteur diesel appelé BluePerformance est pourvu d'un convertisseur catalytique à oxydation en montage rapproché, d'un filtre à particules logé dans la même enceinte, et d'un convertisseur catalytique SCR à injection d'urée. En plus de filtrer les plus infimes particules des gaz d'échappement, cette combinaison opère une réduction efficace des oxydes d'azote (NOx) au moyen d'une réaction chimique déclenchée par injection d’une faible quantité d'urée, procédé baptisé AdBlue. L'ammoniac (NH3) alors produit convertit les oxydes d'azote (NO et NO2) présents dans les gaz d'échappement en azote (N2) et en vapeur d'eau (H2O). 

L’ajout de la quantité nécessaire d'AdBlue coïncide avec les intervalles de vidange d'huile en conditions de conduite normale ; l'entretien séparé étant ainsi évité dans la plupart des cas.

BMW et diesel, depuis 1983.

L'histoire des moteurs diesel BMW est jalonnée de nombreuses innovations techniques, dont la première remonte à 1983. Cette année-là, BMW présente au public son tout premier six cylindres en ligne diesel, d'une puissance maximale de 115 ch et d'un couple maximal de 155 lb-pi. Réputée la plus rapide voiture diesel de sa génération, la BMW 524td où loge ce moteur sera le dernier modèle diesel de la marque commercialisé en Amérique du Nord.

Dans les années qui suivent, les ingénieurs de BMW enchaînent les innovations, les adaptant tour à tour avec les impératifs de la production en série, augmentant puissance et performances, réduisant consommation et émissions polluantes. En 1987, par exemple, BMW lance l'électronique numérique de moteur diesel (DDE), puis, trois ans plus tard, son premier moteur diesel avec convertisseur catalytique à oxydation. 

Dès le départ, les ingénieurs de BMW reconnaissent le potentiel du diesel pour réaliser des gains en matière de rendement. Ils se concentrent sur les caractéristiques fonctionnelles uniques de ces moteurs pour créer un nouveau concept du plaisir de conduire. Par-dessus tout, ils cherchent à exploiter la capacité du moteur diesel à développer un couple supérieur à bas régime. Le moteur diesel BMW ne tarde pas ainsi à révéler son caractère sportif unique, aussi bien lors de la conduite de tous les jours que sur la piste. Ce sont les performances et la fiabilité de son moteur qui permettent à la BMW 320d de remporter haut la main la course d’endurance des 24 heures du Nürburgring dès 1998. 

La même année, BMW dévoile son premier diesel à injection directe, encore plus spontané dans le développement de sa puissance. Le dosage précis du carburant aide à réduire la consommation et à optimiser la combustion, favorisant souplesse et raffinement. Fort de ces qualités, le moteur diesel de BMW est fin prêt pour la catégorie des voitures hautes performances de luxe : le premier V8 diesel à injection directe apparaît dans la berline de luxe BMW de Série 7 en 1999. 

L'évolution se poursuit : 

Dans les années qui suivent, BMW réalise des progrès significatifs dans le domaine de la technologie d'injection et de la suralimentation du diesel. Dès 2001, la deuxième génération de rampe commune pompe le carburant dans les chambres de combustion à une pression atteignant 1600 bars. 

BMW lance également la deuxième génération de filtre à particules diesel. L'unité de dépollution des gaz d'échappement est montée directement sur le collecteur d'échappement, pour atteindre son rendement optimal rapidement et régulièrement. Le filtre à particules n'exige aucun entretien et se régénère automatiquement en brûlant les particules captées. La fonction de filtration est active à tous les régimes et à toutes les charges du moteur, sans causer de perte de puissance ou de hausse de consommation.

Si l'on compare le premier six cylindres de 1983 avec les plus puissants diesels d'aujourd'hui, on ne peut que constater les progrès réalisés. La puissance maximale du moteur à six cylindres en ligne a augmenté de 135 % et le couple maximal encore plus, soit de 170 %. Malgré cette hausse spectaculaire de puissance, la consommation moyenne du moteur de 3 litres à double turbo variable est inférieure de 20 % à celle des moteurs de 1983. De plus, les émissions polluantes ont radicalement diminué grâce à plusieurs nouvelles technologies. En effet, la teneur en particules de l'échappement d'un diesel BMW 2008 ne dépasse pas 1 % de celle d'un moteur de 1983.

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