Édito VOL.11 ÉD.07 – Avril 2007

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Le mot de la Rédaction :

Dans cette édition, je vous présente l’essai routier que je viens de réaliser sur un véhicule neuf, en l’occurrence, un Mitsubishi Endeavor LTD 2007. J’aurais préféré en obtenir un d’occasion, pour évaluer sa tenue dans le temps, mais il est plus facile d’emprunter un véhicule d’une flotte de presse que de conduire un véhicule d’occasion, une question d’assurances, semble-t-il. Ce qu’il y a de différent dans ces deux cas, c’est que lors de l’essai d’un véhicule neuf, l’essayeur se concentre sur les qualités et les défauts de conception du véhicule, plutôt que sur les défauts dus à l’usure dans le cas du véhicule d’occasion. Par contre, comme le Endeavor sillonne nos routes depuis 2004, cet essai routier pourra être utile à ceux qui sont à la recherche d’un tel véhicule d’occasion.

Au sujet des essais routiers, je me dois de faire certaines précisions. Tout d’abord, puisque tous les goûts sont dans la nature, je me garderai bien de commenter l’aspect esthétique ou l’apparence générale : votre oeil vaut bien le mien, et comme mes goûts en matière d’automobile vont plutôt vers les anciennes, je suis souvent moins admiratif face aux nouvelles productions que le grand public en général. Je suis fait comme cela.

Deuxièmement, tous les véhicules ne s’adressent pas à tous les publics, c’est une évidence. Mais le chroniqueur auto étant ce qu’il est, c’est-à- dire souvent un amateur de moteur brillant et de suspensions sophistiquées, il faut alors oublier ses goûts de performance et de nobles mécaniques, et regarder le véhicule d’essai avec les yeux de celui à qui il est destiné. Personne ne s’attend à ce qu’une minifourgonnette offre des sensations sportives dignes d’une Miata. Donc, l’essayeur doit se positionner en observateur neutre, et ses commentaires doivent être utiles à l’acheteur type, pas au pilote de course.

Troisièmement, le chauvinisme fait partie de la nature humaine, et l’automobile en est souvent un sujet de prédilection. Tout comme dans les sports ou en politique, chacun a ses préférés, et je connais des gens qui ont un attachement si profond à une marque qu’on pourrait le qualifier de maladif. Il faut bien sûr faire abstraction de ce chauvinisme, en espérant que le compte-rendu final sera le plus objectif possible.

Finalement, plusieurs pourraient nous reprocher de ne pas être assez critiques envers les produits qu’ils détestent, et ils auront raison dans certains cas. C’est que nous sommes, en quelque sorte, victimes d’un « syndrome de Stockholm » automobile. Pour mémoire, le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à adopter les points de vue de ceux-ci. Dans notre cas, en une petite semaine, on a juste le temps d’apprécier les qualités et les nouveautés de notre véhicule d’essai, bien avant que l’usure du temps et de la vie quotidienne nous en révèlent ses méchants défauts.

Sur ce, bonne lecture, et n'hésitez par à nous envoyer vos suggestions ou commentaires.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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