Édito VOL.11 ÉD.09 – Mai 2007

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Le mot de la Rédaction :

Selon vous, les voitures d’aujourd’hui sont elles mieux construites que celles d’autrefois ? Cette question hante nos discussions, mes distingués collègues et moi, depuis longtemps. C’est que, voyez-vous, certains sont persuadés que l’industrie automobile ne fait que chercher à baisser ses coûts, quitte à laisser tomber la qualité des composants que l’acheteur ne voit pas. Ils mettent de l’avant la fréquence de remplacement des lève-vitres électriques chez tel constructeur, ou encore, la construction en matériau composite plutôt qu’en métal, des tubulures d’admission de tel moteur. Ce sont des nostalgiques de la tôle épaisse, des pare-chocs chromés et des bons vieux moteurs en fonte.

Les tenants de l’autre théorie, celle qui veut que les voitures d’aujourd’hui sont mieux construites, estiment plutôt que si ce n’était de cette minimisation des coûts, la climatisation serait encore réservée aux seules berlines de grand luxe, par exemple. Ils avancent aussi que s’il est vrai que certaines anciennes voitures étaient solides comme le roc, toute cette solidité avait un prix à payer, en kilos comme en dollars. À quoi sert-il d’avoir les meilleures serrures de porte de l’univers quand la voiture croupit chez un ferrailleur depuis 15 ans ?

De même, s’il est vrai que certains composants n’offrent pas la même longévité qu’auparavant, il est tout aussi vrai que leur coût de remplacement est habituellement moindre. Le vieil adage « on en a pour son argent » est toujours d’actualité.

Moi, un argument qui me fait pencher du côté des « modernes », c’est la facilité avec laquelle on peut réparer les voitures récentes. La plupart des assemblages se démontent en deux coups de clé de douze, quand les outils ne sont tout simplement pas inutiles. À ce sujet, j’ai déjà remplacé une pompe à essence, située dans le réservoir, sans outils, au milieu d’un stationnement, alors que nous étions à 400 km de la maison. Il n’y avait qu’à replier la banquette arrière, ouvrir la trappe d’accès au réservoir, débrancher les tubulures et la prise électrique, et cela a suffi pour retirer la pompe à mains nues. C’est cela, selon moi, qui justifie que les véhicules modernes sont mieux faits, ils sont conçus pour être plus facilement réparables. Aux tarifs que facturent les ateliers aujourd’hui, cette relative facilité de réparation est bienvenue.

Voilà, bonne lecture, et surtout, n’hésitez pas à communiquer avec nous en nous envoyant un petit courriel avec vos commentaires.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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