Édito VOL.11 ÉD.10 – Juin 2007

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Le mot de la Rédaction :

Au début du siècle dernier, alors que la production automobile débutait, toutes les voitures disponibles alors étaient dépourvues de toit fixe. C’était normal, puisque la majorité des premiers constructeurs provenaient de l’industrie des carrioles à chevaux, et leurs voitures en avaient tout l’air. Il faut dire qu’à l’époque, l’automobile était encore vue comme un luxe, un loisir, et que la conduite à ciel ouvert était la norme : il fallait bien se faire voir au volant de sa rutilante machine, question de prestige. Par la suite, la voiture fermée, une « conduite intérieure » aurait dit Hergé, devint la norme et la voiture ouverte fut reléguée au rang de voiture-loisir.

De nos jours, après un passage à vide durant les années 1970, la décapotable est redevenue une figure populaire. Toutes les marques (ou presque) en ont au moins une dans leur catalogue. L’offre est variée, cela va de la berline à quatre places à peine modifiée (par exemple, la Chrysler Sebring) à la sportive la plus affirmée (par exemple, la Dodge Viper). Si la plupart des constructeurs sont restés fidèles à la capote souple, plus facile à ranger et moins chère à produire, on voit maintenant apparaître des coupés-cabriolets à toit rigide comme la C70 de Volvo ou la G6 de Pontiac. Ce nouveau genre de décapotable combine le meilleur des deux mondes, l’isolation du coupé avec la conduite à ciel ouvert du cabriolet. Sous nos latitudes, c’est l’idéal, car ces coupés sont utilisables à l’année. Ils sont toutefois plus lourds, le mécanisme du toit est très complexe, et la ligne de la partie arrière est souvent inélégante. C’est une tendance qui devrait prendre de l’ampleur.

Pour ma part, je préfère encore les capotes souples, parce qu’à chaque regard, on voit bien que le toit ne demande qu’à être retiré. Et c’est là la raison d’être d’une voiture découvrable : rouler à ciel ouvert le plus souvent possible. Mais cela demande des sacrifices : pensez-y, les décapotables sont plus lourdes, plus chères, moins rigides et plus fragiles que leurs soeurs conventionnelles. C’est pourquoi il faut en profiter au maximum, et ne pas succomber à la facilité en laissant le toit en place pour rouler à l’air climatisé. Même si rouler décapoté signifie avaler la poussière des voitures qui précèdent, rôtir au soleil à chaque feu rouge, avoir les cheveux dans le visage en permanence, j’en passe, et des meilleures. Mais ne sont-ce pas là de petites joies que les conducteurs de berlines ne connaîtront jamais ? Le conducteur d’une voiture décapotée est un être chanceux, c’est quelqu’un qui entend les sons de la ville et de la nature, quelqu’un qui sent les odeurs et qui voit des détails architecturaux invisibles aux autres. Seulement pour ces raisons, tout le monde devrait en conduire une, ce serait beaucoup plus relax sur les routes.

Voilà, bonne lecture, et n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires et suggestions, c’est toujours très intéressant d’avoir de vos nouvelles.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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