Édito VOL.11 ÉD.14 – Août 2007

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Le mot de la Rédaction :

Êtes-vous prêts pour les cinémomètres automatiques, les fameux radars fixes ? Si on m’avait posé la question il y a seulement un mois, j’aurais été contre, principalement parce que je ne voyais pas l’utilité réelle de ce type de contrôle de la vitesse sur les routes.

Mais voilà, j’arrive de France, où je suis allé en vacances et où j’ai parcouru plus de 4 000 km, et j’ai pu constater que ce type de contrôle de la vitesse fait des merveilles pour calmer le jeu, pour ralentir le flot de la circulation quand cela devient dangereux. Et le plus drôle, c’est que les appareils sont annoncés par de gigantesques panneaux placés plusieurs centaines de mètres en avant. Mieux, si la voiture est équipée d’un GPS, les radars sont identifiés sur l’écran même de l’appareil ! Et contrairement à une croyance populaire, une fois le contrôle passé, ce n’est pas une course d’accélération; le flot de voitures reste calme pour plusieurs dizaines de kilomètres puisque chaque conducteur est bien conscient que l’État garde un oeil sur la vitesse, au contraire de chez nous où on peut faire des centaines de kilomètres sans croiser une seule voiture de patrouille.

C’est donc dire que le but prôné par la Sécurité routière française, à savoir diminuer la vitesse en général, et surtout le taux d’accidents dans les zones sensibles, est atteint, et que le contrôle automatique n’est pas là que pour accumuler des revenus supplémentaires. Lors de mon séjour, j’ai pu observer à quel point, maintenant, les automobilistes français observent scrupuleusement les limites de vitesse, qu’il y ait un cinémomètre dans les parages ou non. La conduite sur les routes de France est vraiment bien plus civilisée que lors de mon premier séjour en 2002.

Par contre, les limites de vitesse françaises, 130 km/h sur autoroute par exemple, sont beaucoup plus élevées que chez nous, ce qui fait que pour se faire « flasher », il faut rouler au-delà de 140 km/h. C’est très rapide. Ici, j’ose espérer que l’introduction de ce type de contrôle routier sera jumelé avec une hausse de la vitesse limite, parce que 100 km/h sur autoroute, c’est quand même bien pépère… En fait, au lieu de se concentrer uniquement sur les autoroutes, les contrôles automatiques sont aussi implantés sur toutes les routes, mêmes secondaires, et surtout en ville. Eh oui, au beau milieu de Paris, même sur les quais en bord de Seine, on en trouve fréquemment.

En fait, le contrôle automatique est parfaitement adapté aux conditions de circulation denses, puisqu’il ne nécessite pas l’intervention humaine, et qu’il peut sévir aussi souvent que nécessaire contre les contrevenants sans que le flot du trafic n’en soit perturbé. Souvent, il suffit qu’une voiture de police soit arrêtée avec ses gyrophares en marche pour créer un bouchon, même dans la voie en sens inverse. En plus, l’effet dissuasif est réel, puisque le conducteur qui se fait « flasher » le sait immédiatement; l’éclat lumineux de flash est très visible même en plein jour, j’en sais quelque chose…

Ici dans la grande région de Montréal, je vois d’un bon oeil l’installation de ces appareils en zone urbaine, surtout sur les grands axes où il y a des voitures stationnées en bordure et beaucoup de piétons et cyclistes. Ce serait une bonne façon de calmer les gens pressés, ceux qui traversent la ville à toute vitesse et qui zigzaguent pour gagner des places au prochain feu rouge. Car ce sont ces conducteurs qui sont le plus dangereux, et non les vacanciers qui roulent 115 km/h sur autoroute, par temps clair, en direction de vacances bien méritées en Gaspésie.

Voilà, bonne lecture, et surtout n’hésitez pas à nous envoyer vos commentaires !

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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