Édito VOL.11 ÉD.18 – Octobre 2007

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Le mot de la Rédaction :

L'industrie automobile suit des cycles, ce n’est un secret pour personne, et ces cycles sont souvent à la remorque de l’actualité mondiale. Par exemple, au début des années 1940, c’est la deuxième guerre mondiale qui dictait l’ordre du jour des grands constructeurs américains, bien évidemment. C’était la période du rationnement, de l’économie de guerre, et les voitures produites alors étaient sobres et discrètes. Durant les années 1950, l’aviation à réaction était en plein essor, tout comme l’astronautique, et les voitures de cette période en reflétaient le style avec exubérance. Leurs ailes arrière profilées, leur calandre béante et leurs feux arrière imitant les tuyères des réacteurs en sont la meilleure preuve. Par la suite, durant les années 1960, l’industrie automobile s’est calmée un peu, puisque l’heure était à la jeunesse, au psychédélisme et à l’attitude relax. Le style des voitures de cette époque est à mon avis, le plus abouti. Les plus belles réalisations de cette décennie sont toutes en longueur et en finesse, à l’image des complets sombres à jambes fines que portaient les acteurs de cinéma.

Ces trois décennies ont déjà été revisitées par les constructeurs automobiles : par exemple, le PT Cruiser est une évocation des années 1940, la défunte Thunderbird rappelait les années 1950 et la Mini, la Miata, ainsi que les futures Camaro et Challenger sont fermement ancrées dans les années 1960.

Vous me voyez venir, n’est-ce pas ? Nous sommes à l’aube d’un retour en force des années 1970, c’est évident. Aujourd’hui comme en 1973, le prix du pétrole est un sujet d’actualité et les constructeurs cherchent des avenues pour améliorer la dépense d’énergie de leur produit. Il y a donc une similitude entre cette décennie ou le style disco à fait fureur, et la période dans laquelle nous sommes. Cette éventualité évoque pour plusieurs des visions d’horreur. C’est normal, puisque personne ne tient à revoir la Datsun B210, ou la Plymouth Arrow, ou la AMC Matador, ou pire, la Chevrolet Monza.

Par contre, si le style de l’époque n’est pas très évocateur, il est une chose que les constructeurs proposaient alors pour compenser le manque de nouveautés sous leurs capots : des bandes décoratives ! Oui, oui, le mince filet de peinture qu’apposaient les charretiers de l’autre siècle sur le pourtour des calèches s’était transformé, dans les années 1970, en de magnifiques  écalcomanies toutes plus voyantes les unes que les autres. Mes meilleurs souvenirs vont à la bande latérale dont la couleur varie en dégradés chromatiques de la Ford Gran Torino Sport, ou encore les bandes orange/rouge/jaune de la Pontiac Can-Am, et même les inscriptions géantes situées dans le bas de portes des Renault R5. Un bon point aussi pour le drapeau britannique sur les ailes arrière des Triumph TR6. J’adore.

Donc, si nous sommes pour entamer une période de restrictions énergétiques, autant le faire avec style. Qu’on ramène les bandes décoratives ! Je veux voir des bandes multicolores sur les flancs, je veux voir des badges en autre chose que du plastique chromé, je veux que les stylistes travaillent autant sur les décorations que sur les phares ou les jantes. Je veux de la couleur, que diable ! Si les années 1970 sont pour revivre, autant en tirer le meilleur.

Voilà, bonne lecture, et envoyez nous donc un petit mot ou laissez nous un commentaire ci-dessous pour nous dire quelles sont vos décorations préférées, on pourrait en faire une compilation dans un prochain article.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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