Édito VOL.11 ÉD.23 – Décembre 2007

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Le mot de la Rédaction :

À la suite des articles de la dernière édition portant sur les écarts de prix entre les États-Unis, un lecteur m’a fait parvenir une liste compilant ces écarts, ajustés en fonction de la valeur de notre dollar. Ce qui en ressort est assez intéressant, et confirme en grande partie ce que les constructeurs affirmaient dans les articles en question : le prix de vente d’un véhicule est fonction du marché dans lequel il est vendu, point à la ligne. À titre d’exemple, sur le marché québécois, ce sont les compactes qui sont les véhicules les plus vendus, autant parmi les VUS que les berlines. À l’opposé, chez nos voisins du sud, les véhicules de taille intermédiaire ou supérieure ont la cote, de même que les marques au positionnement plus haut de gamme. Voyons quelques exemples concrets.

En se fiant uniquement au prix de base, on trouve que tous les gros vendeurs québécois de chaque marque affichent un écart de moins de 15% : Chevrolet Cobalt, Honda Civic et Fit, Mazda3, Jeep Patriot et Wrangler, Nissan Sentra, Ford Focus, Dodge Caliber, Toyota Corolla et Matrix, etc. Ce sont tous des véhicules fort populaires au Québec, alors les constructeurs fixent leur prix de manière beaucoup plus agressive qu’au pays de la démesure.

Si on regarde les écarts des meilleurs vendeurs sur le marché états-unien, par exemple les Honda Accord (21%), Toyota Camry (30%), Ford Explorer (39%), on remarque que ces modèles affichent des prix très serrés au sud de la frontière, alors qu’ici leur positionnement sur le marché les rends moins dépendants du prix de vente. L’écart est donc beaucoup plus grand.

Même dans les gammes des marques de prestige, l’écart sur les modèles les plus vendus est beaucoup plus serré que sur ceux dont les ventes sont marginales : BMW Série 3 (12%) vs BMW Série 6 (29%) , Audi A4 (20%) vs Audi TT (34%), Volvo V50 (21%) vs Volvo S80 (31%), Cadillac CTS (17%) vs Escalade (30%). À la lumière de ces chiffres, on voit bien que ce sont les forces du marché qui fixent les prix, et non l’appétit démesuré des constructeurs pour nos dollars canadiens. Comme me le faisait récemment remarquer un représentant d’un constructeur japonais, l’acheteur type d’une sous-compacte est bien conscient des tarifs, mais celui qui vient se procurer la voiture de ses rêves n’est pas aussi regardant. Donc, ceux qui sont horrifiés par certains écarts important ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes ; c’est leur désir de rouler dans des machines d’exception (sur le marché québécois) qui la cause de leur émoi, pas une quelconque conspiration des constructeurs pour maintenir artificiellement élevés les prix des véhicules canadiens. Comme je le disais au début, c’est le marché, donc les consommateurs et leur pouvoir d’achat, qui décide.

Voilà, bonne lecture, j’espère que cette édition de notre magazine AutoExpert, Le Guide vous plaira. En passant, dorénavant je vous présenterai les articles issus d’autres sources dans une petite boîte placé au début du texte. Ce sera ma façon de vous donner un point de vue personnel sur ces nouvelles. Surtout, n’ hésitez pas à nous écrire à redaction@plguide.com, j’adore avoir de vos nouvelles.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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