Édito VOL.12 ÉD.02 – FÉVRIER 2008

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Le mot de la Rédaction :

Je vous ai déjà parlé à quelques reprises de ma voiture de collection, une Audi Quattro 1983 similaire à celles qui ont tout raflé en rallye au début des années 1980. Je m’en sers régulièrement, hiver comme été, depuis son acquisition en 2001. Au début, j’ai eu ma part de petits soucis car, à 18 ans, la belle avait besoin d’entretien non prévu par le constructeur. C’est ce qu’on appelle entre nous « la révision des 15 ans ». Cette révision comprend le remplacement d’une foule d’items qui devraient durer éternellement, mais pour un constructeur, éternellement signifie plutôt une douzaine d’années. Donc, tout ce qui était fabriqué en caoutchouc a été remplacé (tubulures, tampons moteur, canalisations), tout comme la plupart de ce qui contenait de la graisse comme lubrifiant (rotules, joints de demi-arbres de roue). Une fois cette révision complétée, la voiture est devenue très fiable, tellement que ses rares caprices ne m’ont jamais laissé en panne.

Jusqu’à la semaine dernière... Janvier étant la saison du froid et de la glisse, j’ai donc pris l’habitude de me faire plaisir et d’amener la belle se dégourdir les pattes au complexe de course sur glace de Mécaglisse. Donc, après avoir préparé ma trousse de survie, composée de câbles de remorquage, de pelles, d’attaches-rapides et de ruban gommé, et de m’être chaudement habillé en conséquence, nous somme partis à trois voitures rejoindre un groupe de copains dont les voitures sont majoritairement des Audi. Eh bien, malheureusement, ma fiable Quattro n’a pu connaître les joies de la glisse cette année car le moteur, ou plutôt le joint de culasse, a flanché à 65 km de Montréal, à Ste-Julienne. On venait tout juste de quitter l’autoroute 25, et on embarquait sur la route 125, j’ai donc accéléré, fortement je l’avoue, et kaboum !, le moteur a perdu une grande partie de sa puissance tout en émettant un son pas tout à fait rassurant. Nous nous sommes arrêtés, et le verdict des copains mécaniciens a été rapide : joint de culasse foutu. On a laissé la bagnole sur place, et nous sommes allés glisser avec les restes des Audi. Un camion de remorquage a ramené ma fidèle amie chez moi, blessée, mais loin d’être au bout du rouleau malgré ses 25 ans et plusieurs centaines de milliers de kilomètres au compteur.

Le démontage du moteur a révélé des dommages importants, causés surtout par les quelques kilomètres que j’ai parcouru après le bris, la culasse est foutue, les cylindres 4 et 5 ne sont plus étanches, et le piston numéro 4 est partiellement détruit. En plus, au démontage, on a découvert que le turbo et le collecteur d’échappement présentent des fissures, microscopiques, mais présentes tout de même. La recherche pour un « donneur d’organe » a donc commencé, et puisque cette voiture est si rare, moins de 100 au Canada et moins de 700 aux États-Unis, je serai peut-être contraint de lui greffer un moteur de Audi 5000 turbo, similaire mais plus moderne. Ou, si vraiment je veux lui donner une nouvelle jeunesse, on peut installer un moteur de Audi S4 1992-95, le fameux 5 cylindres turbo à 20 soupapes, increvable et plus puissant de 60 chevaux.

La quête est lancée, alors si vous connaissez une voiture qui pourrait me servir de banque d’organes, ou vous possédez simplement un moteur Audi 5 cylindres turbo qui accumule la poussière dans votre garage, n’hésitez pas à me faire signe en communicant avec moi à redaction@plguide.com.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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