Édito VOL.12 ÉD.06 – AVRIL 2008

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Le mot de la Rédaction :

Ceux qui lisent cette colonne régulièrement savent que j’ai eu un petit pépin avec ma fidèle Audi Quattro et que j’étais à la recherche d’un moteur pour lui redonner son souffle d’antan. La mécanique convoitée a été trouvée et elle est maintenant en ma possession, grâce à un copain d’un copain qui me l’a transporté ici dans son camion. Évidemment, un moteur d’occasion demande un minimum de préparation avant de pouvoir être installé, une question de fiabilité et d’étanchéité surtout. Je suis donc parti à la recherche de plusieurs pièces d’entretien et des ensembles de joints pour ce moteur, ce qui me permettra de vérifier l’état interne en plus de le rendre étanche pour les 25 prochaines années.

Curieusement, même si c’est une mécanique rare et qui date de 25 ans, toutes les composantes sont encore disponibles chez divers fournisseurs. Avec un peu de recherche, j’ai donc quasiment tout trouvé ici à Montréal, sauf le turbo d’occasion qui lui vient du sud des É-U, pour des raisons d’absence de corrosion essentiellement, ce qui me permettra de le démonter facilement. Et aussi un peu parce que ces turbos se vendent pour une bouchée de pain là-bas, moins de 100 $ pour un excellent exemplaire. D’ailleurs, la théorie qui veut que les turbos soient des trucs compliqués et fragiles ne tient pas, puisque ceux offerts datent tous de 81-85 et si le mien n’avait pas avalé des bouts de culasse, il serait toujours en fonction. En ce qui concerne les ensembles de joints, j’ai dû insister un peu pour les dénicher ici. D’habitude, quand j’appelle mes fournisseurs, j’ai toujours préparé mes commandes en cherchant les références d’origine moi-même, ce qui permet souvent d’éviter les erreurs. J’ai d’ailleurs téléchargé une ancienne version du logiciel de recherche de pièces de Audi à cet effet. Pas besoin de vous dire que je connais les entrailles de cette voiture à la perfection. Donc, quand j’ai demandé à mon fournisseur habituel s’il avait des ensembles de joints pour mon moteur, il a cherché un peu pour finalement m’avouer qu’il n’en avait plus. Je lui demande alors quelle marque de joints il stocke et il me répond « Elring », un équipementier allemand. Je ne fais ni une ni deux et je tape « elring online catalogue » dans Google et hop !, je trouve le catalogue électronique de cet équipementier. Après 30 bonnes secondes de recherche, je découvre deux références pour les ensembles de joints, une pour la culasse et une pour la base moteur, je rappelle mon homme et il me confirme qu’il a tout cela en stock, pour des prix dérisoires… Comme quoi, quand il s’agit de voitures anciennes, on est toujours mieux servi par soi-même.

Dans le même ordre d’idée et puisque je parcourais virtuellement le monde pour trouver tout ce qu’il me faut pour restaurer la belle, j’ai commandé des étriers de freins au Wisconsin, des phares en Allemagne, une culasse de secours en Californie et des ampoules en France. Souvent, la principale raison qui motive mes achats transfrontaliers est la simple disponibilité, mais aussi le coût final (incluant le transport) qui est moindre que ce que je peux trouver localement. Je me demande si les vrais gagnants du commerce en ligne ne sont pas les transporteurs…

D’ailleurs à ce sujet, les gros joueurs de ce marché (UPS et FEDEX, pour ne pas les nommer) sont très voraces quant aux frais de dédouanement, tellement qu’il est souvent improductif de les utiliser même pour des objets d’occasion pratiquement sans valeur. Pour les contourner, le meilleur système est d’utiliser la poste, oui la bonne vieille poste (USPS aux États-Unis, ne confondez pas avec l’autre) qui elle ne demande que des frais très raisonnables, et souvent rien du tout. Un copain qui collectionne les miniatures m’en a fait la preuve récemment : deux voitures identiques au 1/18e d’une valeur de 280 $, les deux provenant des É-U, celle expédiée via UPS lui a coûté 125 $ de taxes et de frais de dédouanement, alors que celle expédiée par la poste n’a exigé un débours que de 24 $ pour les mêmes frais.

En plus, comme le bureau de poste est logé dans ma pharmacie à 300 m de chez moi, je n’ai pas besoin d’aller courir les colis dans un parc industriel parce que les livraisons ne se font que durant les heures ouvrables. Vous aurez compris que j’ai été pris en otage par ces gens à quelques reprises, par exemple un siège bébé d’une valeur de 79.99 $ m’a coûté 73 $ à dédouaner, alors je les évite avec le plus grand soin.

Voilà, bonne lecture et surtout n’hésitez pas à nous envoyer un petit mot si vous n’êtes pas d’accord avec nous (ou même si vous l’êtes…), nous lisons tous vos courriels et toutes vos lettres.

Le Blog Auto

Rédacteur en Chef - autoExpert Le Guide

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