Elva Courier 1958-1969

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La voiture mystère de la dernière édition était une Elva Courier, une petite voiture de sport britannique de fabrication artisanale. Le nom Elva était inspiré par la phrase française « elle va », un trait d’humour typiquement anglais. Si n’importe quel amateur de course automobile connaît les voitures Lotus, Cooper ou Lola, tous des artisans à leurs débuts, la marque Elva est beaucoup moins connue du grand public. La course automobile était beaucoup moins réglementée durant les années 1950, ce qui fait que plusieurs petits constructeurs ont profité de l’engouement des pilotes amateurs pour les sportives légères. L’objectif était de produire des voitures rapides pour un coût minimal, à la mesure de ces pilotes sans commanditaire. Un de ces artisans, Franck Nichols, a donc fondé la marque Elva après avoir été pilote lui-même, sur Lotus et GSM, entre autres. C’est en voulant améliorer ces voitures de course qu’il fonda Elva, en travaillant à rendre son modèle plus rapide et moins cher à acquérir et entretenir.

La petite marque débuta par des monoplaces et des barquettes destinées à la piste, avant de s’essayer à la voiture routière. La production totale des Elva atteignit près de 1000 voitures, en tout et pour tout. Les moteurs étaient issus de la grande série : bloc Ford « Kent », Climax, British Leyland, DKW, MG, et même BMW et Porsche.

Le prototype de la Courier d’usage routier a été présenté en 1958. La voiture utilisait un traditionnel châssis à longerons et une carrosserie en fibre de verre qui était collée sur le châssis. La fabrication devait être simple et abordable, et la voiture devait être simple à réparer et à entretenir tout en étant compétitive sur la piste. Ce qu’elle fit avec honneur, d’abord en Grande-Bretagne et ensuite en Amérique du Nord. La première version routière (la Courier Mk II) affichait un poids de seulement 1000 lb, elle abattait le 0-100 km/h en 11 secondes, et atteignait une vitesse de pointe de 160 km/h. Pas mal pour une voiture artisanale dont la mécanique était issue de la grande série.

Avec la demande qui va croissante, une nouvelle usine fut construite pour la production de voitures complètes, mais aussi des « kits » à assembler soi-même. C’est qu’en Angleterre, les voitures non construites sont exemptes de taxes, une économie substantielle. La voiture ne nécessitait que 18 heures pour son assemblage. Toutefois, en 1961, des problèmes avec l’importateur américain ont poussé le petit constructeur à la faillite. Différents repreneurs ont continué la fabrication de la Elva Courier jusqu’en 1969. On en retrouve encore de nombreux exemplaires qui concourent toujours dans les compétitions pour voitures anciennes. Si un tel kit existait encore, je pourrais facilement me laisser tenter.

Le Blog Auto

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One thought on “Elva Courier 1958-1969

  • 15 juillet 2009 à 10 h 07 min
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    Je ne sais pas le nom .Mais j’en ai vu en Europe l’automne dernier .Tres bizarre comme véhicule.

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