Fiat, la fin de l’ère italienne

Fiat 500 2012 - Le Blog Auto.ca

Fiat, Fabbrica Italiana Automobili Torino, vient de franchir une étape importante de son existence, en confirmant les toutes dernières étapes de sa fusion avec Chrysler, pour la création de Fiat Chrysler Automobiles. Fiat a ainsi désormais perdu son identité en tant que société italienne. La nouvelle société issue de la fusion, Fiat Chrysler Automobiles, sera constituée en vertu de la loi néerlandaise, basée au Royaume-Uni et cotée à la Bourse de New York.

Fiat Chrysler Automobiles va mettre en place des bureaux temporaires à Slough, en Angleterre, à environ 20 miles de Londres. Le bureau dans la capitale du Royaume-Uni, quant à lui, devrait être ouvert d’ici la fin de 2014. Malgré la fusion, Fiat Chrysler Automobiles devrait maintenir les fonctions informatiques et celles d’administration dans la maison traditionnelle de Fiat, à Turin. Cette fusion va créer le septième plus grand constructeur automobile du monde. La création de Fiat Chrysler Automobiles va conduire à des économies ou des synergies de coûts de fonctionnement importants.

Cette fusion de Fiat et de Chrysler reflète une tendance, un changement évident dans l’industrie automobile italienne. En combinant les ressources avec le constructeur américain, Fiat peut mieux rivaliser avec des poids lourds comme General Motors Co., Volkswagen Group ou Toyota Motor Corp. Des réglementations plus rigoureuses, les évolutions technologiques, mais aussi l’émergence de nombreux nouveaux marchés provenant de pays comme la Chine et l’Inde, appellent à des volumes d’investissements plus importants. Fiat prévoit d’investir environ 74 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années.

La fusion a été approuvée par la majorité des deux tiers lors d’une assemblée extraordinaire des actionnaires de Fiat. Le président John Elkann, petit-fils du fondateur de Fiat Giovanni Agnelli, a réaffirmé l’engagement de sa famille dans cette nouvelle voie. Notez que la société Exor, la holding de la famille Agnelli, conserve 30 % de Fiat.

Cependant, environ huit pour cent des actionnaires sont encore opposés à la fusion, et peuvent faire valoir leurs droits de sortie, comme décrit dans les conditions de la fusion. Les investisseurs recevront une action Fiat Chrysler Automobiles pour chaque action Fiat qu’ils détiennent. La plupart seront également éligibles pour les actions à droit de vote spécial, qui ne seront pas cotés où négociés. Les investisseurs qui ont voté contre la fusion ont le droit d’encaisser les droits de sortie de € 7,727 par action. Si la somme totale qui doit être payée pour ces droits aux actionnaires et aux créanciers dépasse les 500 millions d’euros, la fusion va échouer.

Par LeBlogAutoLeBlogAuto.ca

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