Subaru WRX 2015 – À la fine pointe

Subaru-WRX-2015

Plusieurs amateurs de Subaru, et croyez-moi, il y en a beaucoup, ont été déçu par le nouveau design de la WRX 2015. C’est que ceux-ci s’attendaient à retrouver les lignes du prototype présenté il y a quelques mois alors que la silhouette ressemble plus à une Impreza traitée au  » hellaflush « . Le  » hellaflush  » est cette mode qui consiste à abaisser dramatiquement la carrosserie d’une voiture au niveau du sol. Illégal au Québec, la Subaru WRX 2015 est, elle, parfaitement légale et elle atteint cette fois-ci un niveau de sophistication mécanique appréciable.

Subaru-WRX-2015-Interieur

Lors de la réservation de la voiture, on m’a fortement recommandé la WRX à boîte CVT. Surpris, j’ai demandé pourquoi la transmission manuelle ne représentait pas un meilleur choix. C’est que la boîte CVT avec Subaru Intelligent Drive, ou SI-Drive pour les intimes, offre plusieurs modes de conduite. Alors, passons rapidement sur l’habitacle pour que je puisse vous parler de mécanique.

Subaru-WRX-2015-Volant

L’habitacle est fortement inspiré de l’Impreza. Les écrans ACL affichent quelques pages supplémentaires comme la pression du turbo et les modes de transmission. Les sièges, beaucoup plus moulants, ne vous laisseront pas glisser dans les virages. D’ailleurs, je devais retirer le téléphone cellulaire de ma ceinture chaque fois que je prenais place au volant ! Les places arrière sont aussi spacieuses que dans l’Impreza. Vous pouvez donc vous amuser au volant pendant que vos invités sont confortablement assis à l’arrière. Le coffre est grand, malgré un seuil de chargement trop haut. La banquette peut se rabattre afin de créer un plancher presque plat. L’ouverture ainsi créée n’est toutefois pas très grande. La qualité de la finition est très bonne et il me semble même qu’elle s’est améliorée au cours des dernières années.

Subaru-WRX-2015-Shifter

Voilà ! Parlons mécanique. Un seul moteur au programme pour la WRX 2015 : un quatre cylindres horizontaux BOXER de 2,0 litres avec turbo à double entrée et refroidisseur d’air de grande capacité produisant 268 chevaux à 6 500 tours/minute avec un couple de 258 lb-pi à partir de 2 000 tr/min. C’est ce qui est intéressant. Ce couple à bas régime donne des performances foudroyantes et le temps de réponse du turbo est réduit au minimum. Celui-ci est d’ailleurs bien géré par la boîte CVT. Subaru annonce un 0-100 km/h en 5,4 secondes. L’énorme prise d’air du capot est fonctionnelle et ce n’est pas seulement une décoration. Malgré toutes ces performances, ce moteur rencontre les normes des véhicules à faibles émissions. Sa consommation est bien puisqu’elle devrait avoisiner les 10 L/100 km. J’ai réussi à atteindre 7,7, mais j’ai fait beaucoup d’autoroute et je doute de mes chiffres, alors contentons-nous de 10.

La pièce de résistance est cette nouvelle transmission CVT avec SI-Drive. Trois modes de conduite sont offerts. D’abord, le mode Intelligent qui vous fait profiter des avantages au niveau de la consommation de carburant d’une boîte CVT et qui offre tout de même de bonnes performances. Ensuite, le mode Sport et ses six rapports pour plus de performances et finalement le mode Sport Sharp qui vous met en contrôle total avec la mécanique grâce à huit rapports programmés pour la performance ultime. Et vous pouvez les changer vous-même avec les palettes de changements de vitesse au volant. Évidemment, c’est le mode performance ultime qui a été le plus apprécié pendant l’essai et ses réactions sont très vives. Étrangement, j’avais l’impression que chaque voiture arrêtée à côté de moi à un feu de circulation voulait faire la course. Bizarre comme sensation, d’autant plus que ça m’est arrivé plus d’une fois dans la semaine. Évidemment, je n’ai pas coursé, mais c’est une sensation qui n’est pas désagréable. Une impression d’avoir beaucoup de puissance entre les mains.

Subaru-WRX-2015-Engine

Toute cette performance ne serait rien si la tenue de route n’était pas à la hauteur. La suspension est spécialement calibrée pour la performance et la voiture colle littéralement à la route. Elle vous le fait durement payer, car, sur une route de campagne plus bosselée, on se fait joyeusement brasser ! Le freinage est assuré par quatre disques, ventilés à l’avant et pleins à l’arrière. Les pneus de 17 pouces, de série 45, ainsi que la fameuse traction intégrale symétrique de Subaru assure des départs fulgurants.

Malgré des traits qui rappellent l’Impreza, la Subaru WRX 2015 est dans une classe à part. Aucune autre voiture sur le marché n’offre la traction intégrale de série jumelée à un moteur turbo très performant et à une transmission aussi compétente. Toute la voiture est conçue en fonction de la performance. À l’intérieur, la même qualité d’assemblage que dans une Impreza s’y retrouve et ses quatre portes vous permettront d’asseoir les marmots à l’arrière pendant que vous vous amuserez à l’avant. Et il ne faut pas oublier la traction intégrale qui, en plus d’améliorer la tenue de route, vous aidera à passer l’hiver en toute sécurité.

La Subaru WRX 2015, une voiture familiale amusante et performante !

Fiche Technique

Subaru WRX 2015
avec groupe Sport

Moteur : H4 2,0 litres turbo à double entrée et injection directe
Puissance : 268 chevaux à 6 500 tours/minute
Couple : 258 livres-pied de 2 000 à 5 200 tours/minute
Transmission : CVT Lineartronic avec SI-Drive et palettes de changement de vitesse
Freins : disques ventilés à l’avant, pleins à l’arrière, double circuit en diagonale
Suspension : de performance, indépendante aux 4 roues
Direction : à pignon et crémaillère assistée, asservie au régime moteur
Pneus : Dunlop SP Sport Maxx RT 235/45R17 94W
Roues : en alliage d’aluminium à quinze rayons 17 x 8 pouces, gris fusil
Prix : 32 495 $ + frais et taxes

Conditions De L’essai

Date de l’essai : 4 au 8 août 2014
Météo : beaucoup de soleil, peu de pluie, entre 26 et 31 °C
Distance parcourue : 283 km (71 % autoroute)
Consommation : 7,7 L/100 km de super sans-plomb (voir texte)
Régime moteur à 100 km/h : 1 900 tours/minute
Régime moteur à 115 km/h : 2 200 tours/minute

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca