Isuzu 117 Coupé 1968-1981

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L’élégante petite voiture de la photo-mystère de la dernière édition n’était pas une Audi 100 Coupé, ni une Fiat Dino ou une 124 Coupé, mais plutôt une voiture typiquement japonaise mais peu connue, la Isuzu 117 Coupé, produite à 86 000 unités de 1969 à 1981. Cette GT de taille moyenne était issue de la famille 117, une gamme comprenant une berline et un break, en plus du coupé. Les deux premières furent rebaptisées Florian, mais la coupé garda son patronyme numérique, à l’image de ses inspiratrices européennes. La mécanique était très classique, dans la tradition japonaise de l’époque : moteur avant, propulsion arrière, suspension avant indépendante, suspension arrière à essieu rigide et ressorts à lames, direction à recirculation de billes, freinage par tandem disques/tambours. Toutefois, cette voiture fut l’une des premières voitures japonaise à offrir des moteurs à double arbres à cames en tête et l’injection électronique d’essence. Mieux, elle peut aussi être considérée comme la première voiture de sport à proposer un moteur diesel, en 1979, devançant ainsi la Renault Fuego turbodiesel 1983 de peu.

Présentée au salon de Genève 1966, la 117 Coupé débuta sa carrière par une petite série (50 par mois) assemblée à la main. Sa motorisation était au début un bloc à quatre cylindres de 1.6 litre, mais en 1970 il reçut l’aide de l’injection électronique Bosch. L’équipement de série était étoffé pour l’époque avec une sellerie en cuir et un tableau de bord en bois véritable, ce qui rendait cette voiture très chère selon les standards japonais.

Avec sa popularité grandissante, et grâce à un partenariat avec GM, Isuzu fit passer le Coupé à une production de masse traditionnelle. Plusieurs versions du moteur de 1,8 litre (désormais de série) furent alors offertes, SACT ou DACT, carburateur ou injection.

Un restylage en 1977 vit la 117 troquer ses jolis yeux ronds pour de modernes optiques carrées, et son intérieur en matériaux nobles remplacé par des trucs en plastique. Un deux litres apparut, tout comme un bloc diesel de 2,2 litres, un moteur qu’on retrouva en version 1,8 litre sous le capot de certaines Chevrolet Chevette durant les années 1980.

La ligne de la 117 Coupé était l’oeuvre du célèbre Giugiaro (le père de la Lotus Esprit et de la Volkswagen Scirocco, entre autres) mais aussi des italiennes Fiat 124 Sport et Dino, d’où la forte ressemblance entre toutes ces voitures. Mais la Audi 100, qui semble être l’inspiratrice de cette Isuzu, offre une troublante ressemblance avec l’Aston-Martin DBS, sortie quelques années auparavant. Alors, qui copie qui ?

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One thought on “Isuzu 117 Coupé 1968-1981

  • 25 octobre 2009 à 21 h 33 min
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    Bonjour,ca ressemble a un Matador des année 60 ou 70 .ou un Rebel de la compagnie AMC.

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