La Chrysler Sebring GTC Cabriolet 2003

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Alors que beaucoup de constructeurs cherchent à associer le mot « sport » à la conduite à ciel ouvert, on n’a qu’à penser à Mazda ou à Honda, Chrysler emprunte un tout autre chemin avec sa Sebring décapotable. En effet, à bord de cette voiture, c’est la souplesse qui est le mot-clé, puisque tout est conçu en fonction d’une conduite tranquille et relax. La Sebring est en quelque sorte la descendante des voitures décapotables américaines des années 70, dans un format plus compact.

La voiture essayée est une Sebring GTC 2003 qui affiche 96 000 km au compteur. Elle est visible chez Concordia Auto au 6464 boul. Henri-Bourassa Est, Montréal (514-324-9100), et son prix de vente est de 14 955$. Lors de l’essai, la voiture était chaussée de ses pneus d’hiver mais des pneus d’été seront installés lors de la vente. Les roues en aluminium chromé sont impeccables; même si je ne suis pas friand de ce fini brillant, on doit lui reconnaître de grandes qualités de résistance à l’abrasion et une propension à ne pas attirer la poussière de freins. La peinture est en très bon état, par contre, le toit en vinyle beige mériterait un bon nettoyage en profondeur pour faire disparaître les saletés incrustées.

L’intérieur en tissus est lui aussi impeccable, il n’y a tout simplement pas de trace d’usure sur les sièges ni sur les tapis. Certains détails sont toutefois à revoir : par exemple, le lève-vitre électrique du côté passager est très lent et demandera certainement un remplacement à brève échéance. Tous les autres accessoires fonctionnent correctement, et la climatisation (manuelle) est très efficace, car même en roulant décapoté, il est possible de se rafraîchir rapidement.

L’espace intérieur est généreux, et il est possible d’emmener quelques amis avec soi car la banquette arrière offre un bon dégagement pour les jambes et les épaules.

Au volant, c’est là qu’on se rend compte de la similitude avec les américaines du passé. La suspension est très souple, l’ensemble moteur-boîte de vitesse est silencieux et discret, tout est en place pour une conduite coulée, toute en douceur. De plus, cette voiture est une des rares décapotables modernes à bord de laquelle il est encore possible de conduire avec le coude à la portière, comme dans le bon vieux temps. Il ne faut surtout pas s’en priver.

Sur la route, très peu de vent vient perturber le conducteur, signe que le pare-brise fait bien son boulot, même avec les glaces descendues. Le toit à commande électrique est assez rapide et l’étanchéité semble bonne puisque les bruits de vents sont minimes une fois le toit en place. Dans ces circonstances, la voiture est silencieuse, puisque le toit est doublé, mais la visibilité de trois quarts arrière est atroce. Il faut être très prudent dans les changements de voies car même un camion peut se cacher derrière les larges montants du toit.

Les performances sont correctes, avec un moteur V6 de 2,7 litres et une boîte automatique à quatre rapports bien adaptés et qui ne rechignent pas à l’ouvrage. Toutefois, la souplesse de la suspension n’incite pas à hausser le rythme, car la voiture se révèle alors paresseuse et décontenancée. Il vaut mieux faire preuve de retenue et conduire comme si on avait tout son temps.

Au final, cette Sebring 2003 rempli bien ses promesse de ballade à ciel ouvert avec le coude à la portière. La voiture n’a visiblement pas été maltraitée et l’état de sa carrosserie et de son intérieur est irréprochable. Comme la gamme Sebring offre une fiabilité dans la moyenne, et que le coût des pièces de remplacement est faible, il y a peu de risques de mauvaises surprises à long terme. Alors, si vous êtes nostalgiques des années 70, et que vous désirez le confort et la tranquillité d’esprit des voitures modernes, cette Sebring fera parfaitement l’affaire.

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