Mazda Roadpacer 1975

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La voiture mystère de la dernière édition est une véritable rareté des années 1970, qui n’a été vendue que sur le marché japonais, malgré sa grande ressemblance aux voitures américaines de la même période. En fait, par un bizarre échange de faveurs, Mazda a reçu des coques de Holden Premier australiennes, dans lesquelles elle installait son propre moteur rotatif de 130 cv. En échange, GM s’appropriait le savoir faire de Mazda sur le moteur rotatif, moteur qu’on voulait alors installer dans la future Corvette. Holden est la marque australienne de GM, d’où la ressemblance avec la Caprice de l’époque. Le but pour Mazda était de proposer une grande berline statutaire, pour les dignitaires japonais, tout en passant sous le niveau de la taxe sur la cylindrée, taxe qui faisait monter le prix de ses concurrentes, la Toyota Century V8 et la Nissan President. C’était une bonne idée, mais dont la réalisation a été bâclée.

Le principal problème, c’était le petit moteur rotatif de 1.3 litre. La Roadpacer atteignait tout de même 1600 kg, et le frénétique petit moteur, malgré sa bonne volonté, ne pouvait offrir que 135 lbs-pi de couple, beaucoup trop peu pour une telle masse. Surtout qu’il était accouplé à une boîte automatique à trois rapports qui ne prisait pas les hauts régimes que le moteur devait atteindre pour produire son –maigre- couple maximal. Imaginez vous en train de conduire une grande voiture de luxe équipée du moteur ultra-pointu de la Civic SiR et qui le ferait tourner à 5000 tr/min à 100 km/h. Ça peut devenir agaçant…

Au final, Mazda a difficilement réussi à écouler 800 Roadpacer en deux ans, ce qui à l’échelle japonaise est une goutte d’eau dans l’océan. Par contre, et c’est là le plus drôle, la Roadpacer est maintenant devenue une farce au sein de l’industrie japonaise de l’automobile, un peu comme quand on se remémore des souvenirs embarrassants en disant : « ça, c’est vraiment la fois où j’ai eu l’air le plus fou ! »

Le Blog Auto


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