La petite histoire de la petite Fiat 500

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La petite Fiat 500, qui marque le retour de Fiat en Amérique, a pourtant une histoire assez étoffée. Trois générations de Fiat 500 se sont succédé, auxquelles il faut ajouter la Fiat Cinquecento, celle qui n’a jamais porté la dénomination numérique.

Le tout débute en 1930. Le dictateur fasciste Mussolini demande au sénateur du Royaume d’Italie, Giovanni Agnelli, le fondateur de FIAT, de motoriser les Italiens avec une voiture économique. Hitler ayant entendu parler de la chose demanda la même chose à Ferdinand Porsche. C’est ainsi que naquit la Fiat 500 Topolino en Italie, et la Volkswagen Coccinelle en Allemagne.

C’est le 15 juin 1936 que la Fiat 500-A est présentée au Salon de Turin. Elle est vendue en Italie, mais aussi en France (Simca 5) et en Allemagne chez Fiat-NSU. La petite voiture se vend 8900 lires, soit vingt fois le salaire mensuel d’un ouvrier. La production est ralentie pendant la guerre, mais reprend de plus belle par la suite. Au total, à peu près 580 000 exemplaires de la première 500 ont été produits en Europe, dont une version fourgonnette très appréciée des artisans.

Dès 1947, Fiat travaille déjà à la mise au point de la petite voiture parfaite. En 1953, Dante Giacosa se met au travail afin de concevoir une voiture plus petite que la Fiat 600, qui utiliserait un nouveau moteur de 500 cm³ refroidi par air. Il présente deux esquisses à la direction, un modèle conservateur qui s’inspire de la 600, et un autre plus innovant. C’est la première solution qui est retenue. C’est le 4 juillet 1957 que la Nuova 500 est présentée à Turin. Son bicylindre de 479 cm³, monté à l’arrière, dispose de 13 chevaux et peut filer à 85 km/h maximum. Jusqu’en 1975, plusieurs versions ont été produites, des cabriolets aux sportives en passant par des familiales. Environ 4 250 000 exemplaires de tous ces modèles ont été assemblés.

La troisième génération de 500 a pris son envol le 4 juillet 2007, exactement 50 ans après la présentation de son ancêtre de 1957. Elle est construite sur la plate-forme de la Panda II, qui a également servi pour la Ford Ka européenne de 2009. Fiat misait sur une production de 70 000 exemplaires pendant la première année et de 120 000 pour une année pleine, 2007 étant déjà commencée. La voiture a connu un tel engouement en Europe, qu’on a dû réviser les volumes de production à 150, 190, puis à 210 000 annuellement et chercher un autre site de production.

Ce fut plus laborieux aux États-Unis où le constructeur faisait un retour après 27 ans d’absence. Elle ne s’est écoulée qu’à 30 000 exemplaires en 2011. Depuis, plusieurs versions ont été lancées par la suite, dont les cabriolets et les Abarth, plus sportives. 2014 verra l’arrivée de la 500L, plus spacieuse, qui devrait pousser les ventes de FIAT en Amérique a un niveau enviable. Au plus grand bonheur des amateurs de Fiat!

Par Christian Gagnon - LeBlogAuto.ca

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