La petite soeur de la 300SL a aussi ses collectionneurs

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Du 1er au 4 octobre dernier, le Club Mercedes-Benz 190 SL France organisait à Cannes la réunion annuelle internationale des clubs 190 SL. C’est ainsi que 85 voitures en provenance d’Italie, de Grande- Bretagne, d’Allemagne, de Suisse, de Russie, de Belgique des États-Unis et bien entendu de France se sont réunies durant quatre jours sur la Riviera française. De quoi découvrir la Corniche d’Or, Saint- Raphaël, Saint-Tropez, Monaco, Grasse ou encore l’arrière-pays au volant de superbes 190 SL, aussi rutilantes que racées, aussi superbes que restaurées à la perfection et menées par d’enthousiastes équipages. La prochaine édition de cette manifestation originale de passionnés devrait se dérouler l’été prochain en Allemagne.

190 SL, petite mais sympa

C’est lors du Motor Sport Show de New-York, le 6 février 1954, que Mercedes-Benz présenta la 190 SL. Ce qui n’était alors qu’un prototype trônait sur le stand de l’étoile… au pied de la première 300 SL de série, la fameuse sportive à portières en ailes de mouette. De points communs entre les deux autos, guère. Si ce n’est que sur le premier roadster 190 SL de production qui apparaît 14 mois plus tard au Salon de Genève 1955, quelques galbes bien placés et un pare-choc avant identique offrent à la « petite » un petit air de 300 SL. Mais quoi de plus normal ? Du prototype initial de New-York - qui ressemblait fort à la récente berline 180 (la fameuse « ponton ») mais utilisait la technique de la 170 née avant-guerre -, il ne reste pas grand-chose non plus.

La 190 SL de série a fort belle allure. Galbée comme il le faut, dans l’air du temps, elle plaît d’emblée à la clientèle. Elle reprend une plateforme issue de la 180 et un bloc moteur 4 cylindres double arbres cubant 1 897 cm3 et développant 105 chevaux. Moins chic que le 6 cylindres en ligne maison apparu en 1951 certes, mais il en reprend cependant l’esprit. La production est lancée en mai 1955. Toutes les 190 SL reçoivent des sièges en simili-cuir et une capote non doublée qui se replie en un tournemain. En revanche, point de coffre pour celle-ci. Ce n’est pas la 300 SL. Mercedes-Benz propose en revanche d’emblée un hard-top en option – associé à des sièges cuir mieux rembourrés - et la possibilité d’installer une petite banquette d’appoint juste derrière les sièges avant. En 1955, Mercedes-Benz proposait aussi une variante « compétition-client » avec portes plus échancrées en aluminium et petit saute-vent en plexiglas en lieu et place du pare-brise classique. Une version qui eut un succès très éphémère.

Durant ses 9 années de carrière, la 190 SL ne connut que des évolutions de détail : éclairage de plaque d’immatriculation intégré aux bananes de pare-choc dès la fin 56, poignées de portes intérieurs revues la même année, lunette panoramique pour le hard-top en 1958, ou encore enjoliveurs de carrosserie. Rien de fondamental. La 190 SL fut proposée en dix teintes de carrosserie, du noir au blanc en passant par le bleu clair, l’ivoire ou le vert nacré. Entre mai 1955 et février 1963, 25 881 roadsters 190 SL furent construits. La meilleure année fut 1956 avec 4032 unités produites.

Le Blog Auto • Mercedes-Benz AG

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