La route vous parle, écoutez-la!

Signalisation routière Québec

C’est le slogan que Transports Québec a choisi, il y quelques années, pour inciter les conducteurs à porter attention aux panneaux routiers. Je ne sais pas si le slogan a porté ses fruits, mais il reste que notre signalisation routière n’a rien à envier à ce qu’on retrouve ailleurs dans le monde.

La première signalisation à avoir été installée en Amérique était à Detroit en 1910, et c’était, évidemment, des feux de circulation. Quand on y pense, c’est normal que la capitale de l’automobile ait innové dans son domaine, à son époque. Ce n’est toutefois qu’au début des années 20 que la signalisation symbolique commence vraiment à s’installer. Il en revient à J.-Omer Martineau, un assistant ingénieur-en-chef de ministère de la Voirie, d’avoir eu l’idée de ces symboles.

Il faut se replacer dans le contexte de l’époque. Les gens ne savaient pas tous lire, mais ils voulaient tous conduire ce nouveau moyen de transport. Il a donc eu l’idée de remplacer les panneaux avec textes par des panneaux illustrés de symboles représentants des courbes, des intersections, etc. La même année, en 1923, la Canadian Good Roads Condition Association adopte quelques-uns de ces éléments pour le réseau routier canadien et la reconnaissance internationale viendra en 1949, lors de la Conférence mondiale sur les transports routiers. Les symboles sont maintenant utilisés partout dans le monde. Une autre idée québécoise dont plusieurs d’entre vous ignoreraient probablement l’existence.

Vous pensez peut-être que ces symboles sont utilisés partout en Amérique, mais il s’agit d’aller faire une promenade au sud de notre frontière, un beau dimanche après-midi, pour se rendre compte que nos voisins américains utilisent encore plusieurs panneaux avec textes. La barrière de la langue pourrait donc vous empêcher de comprendre certains panneaux. Un exemple simple: à certains endroits, il y a des losanges jaunes sur lesquels il est écrit «Bridge ices before road». Au Québec, c’est l’équivalent du losange jaune avec une voiture qui glisse, un thermomètre et l’inscription 0°C. Facile à comprendre avec les symboles, mais, si vous ne parlez pas anglais, ce panneau avec texte ne vous aide pas du tout. Les panneaux inscrits «Right lane merge left» sont aussi fréquents, et vous devrez apprendre ce que ça veut dire avec le temps.

Il y a également des cas, au Québec, où le symbole peut être plus difficile à décoder. Par exemple, il faut savoir qu’un carré noir incliné à 45° représente un transporteur de matières dangereuses. Pas évident si vous ne connaissez pas ce type de transport.

Le principe d’une bonne signalisation est qu’elle soit comprise rapidement. Nous sommes habitués au cercle rouge qui signale une interdiction. Certains d’entre vous, j’en suis sûr, pensent que le cercle vert signifie une permission, mais c’est plutôt une obligation. L’orange, bien sûr, signifie une signalisation de travaux.

Si on met à part la signalisation de travaux routiers pas toujours bien disposée, je crois que les panneaux du Québec nous informent bien des dangers, permissions et interdictions.

Encore faut-il les regarder!

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca

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