La Volvo C70 T5 2007

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Un coupé-cabriolet solide et séduisant

Profitant de la vogue actuelle des coupé-cabriolets, Pontiac G5, Chrysler Sebring, Volkswagen Eos, le constructeur suédois y a souscrit en demandant à Pininfarina de découvrir une S40 et d’en faire un cabriolet à 4 places, compact, sans sacrifier le coffre ni la silhouette arrière. Un casse-tête que le bureau de style italien a résolu en imaginant un toit inédit en trois parties (contre deux habituellement) se rangeant dans le coffre. Entièrement mécanisée, l’opération fait appel à une cinématique très compliquée mais transforme en moins de 30 secondes le cabriolet en un coupé douillet, étanche aux bruits extérieurs.

D’habitude, le toit de la plupart des coupé/cabriolet se compose de deux parties assez longues, avec le double désavantage d’exiger un coffre exagérément long, et de nuire aux places arrière. Chez Volvo, on souhaitait au contraire conserver une poupe élégante et offrir deux vraies places à l’arrière. La solution retenue, un toit en trois morceaux, atteint les deux objectifs avec en prime, un pare-brise plutôt court qui dégage bien les passagers et permet de rouler vraiment cheveux au vent.

D’un style épuré très scandinave, la planche de bord sévère de la Volvo C70 tranche avec la chic console centrale ultra mince qui semble suspendu dans le vide. Tout est net et fonctionnel et le soin d’assemblage comme la qualité des matériaux se perçoit à l’oeil et au toucher. Les sièges ont droit au Vulcaflex, une nouvelle sellerie synthétique qui, selon Volvo, rappelle le cuir, mais les connaisseurs opteront pour le vrai cuir offert en option. Les places arrière sont accueillantes, même s’il faut un peu se contorsionner pour s’y installer.

Le toit articulé en trois parties vient se replier dans le coffre lorsque le gabarit est en place. Dans ce cas, le volume dévolu aux bagages tombe alors de 400 litres à 200 litres et accéder à ce logement aurait été compliqué sans une astuce développée par Volvo. En effet, un bouton fixé dans le coffre soulève de quelques centimètres le toit replié pour extraire une valise ou un sac.

Élaboré sur la plate-forme de la berline S40, la Volvo C70 profite de trains roulants adaptés à son nouveau rôle. Les suspensions sont plutôt fermes avec les roues de 18 pouces, au détriment du confort, mais avec les voies larges et l’empattement long, une grande stabilité a ainsi été obtenue. Cependant, avec les 235 pi-lbs du moteur turbo, il convient de modérer son ardeur sur l’accélérateur pour éviter les effets de couple
dans le train avant lorsque la chaussée n’est pas parfaite. La C70 bénéficie en série du DSTC (Dynamic Stability and Traction Control) tandis que la direction électro-hydraulique fait preuve de précision et de douceur.

Le moteur à 5 cylindres turbocompressé de 220 chevaux est séduisant par sa souplesse, sa sonorité et sa bonne volonté à déplacer les 1740 kg du C70. Ce moteur est bien secondé par la boîte automatique à cinq rapports optionnelle. Par contre, les consommations sont élevées, avec descotes de Transport Canada de 11.8 l/100 km en ville, et 8.1 l/100km sur la route. En situation réelle, l’essai a montré des consommations de 15.2 l/100km en ville, voiture décapotée.

Au volant, cette Volvo C70 impressionne par sa rigidité, rigidité obtenue par d’importants renforts. Il n’y a pas trace de vibrations derrière le tableau de bord, une plaie qui affecte nombre de décapotables. Toutefois, ces lourds renforts pénalisent les reprises, la maniabilité et l’équilibre de l’auto lorsqu’on augmente la cadence. Attention à ne pas se montrer trop optimiste en entrée de virage serré sous peine de devoir composer avec un sous-virage prononcé. En sortie d’épingle, quelques effets de couple dans le train avant montrent que le C70 a davantage été conçu pour la ballade tranquille, histoire de profiter d’une conduite à ciel ouvert. Un autre point positif est à souligner : une insonorisation parfaite avec le toit en place.

Nouvelle venue dans cette catégorie, la Volvo C70 se veut une agréable routière, silencieuse et bien finie. Si on peut lui reprocher une certaine lourdeur à basse vitesse, on doit aussi lui reconnaître une qualité de construction qui devrait garantir sa bonne tenue dans le temps. Telle qu’essayée, cette voiture affiche un prix de vente de 65 245 $.

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