L’actualité automobile en bref

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Pontiac Solstice Coupé 

À l'image de la Cayman, qui n'est autre qu'une version coupé de la Porsche Boxster, la Pontiac Solstice abandonne sa capote souple pour un vrai toit dur. Idéal pour exploiter les 260 chevaux de la version turbo.

La Solstice est un modèle important pour Pontiac, puisqu'elle a permis à cette marque du groupe General Motors de redorer son blason. Le constructeur peut désormais venir se frotter aux références allemandes que sont les Porsche Cayman, Mercedes SLK et BMW Z4.À l'instar de ses concurrents (à l'exception de la SLK), la Solstice reçoit aujourd'hui le renfort d'une version coupé. Un bon moyen d'élargir la clientèle tout en améliorant la rigidité du modèle. Néanmoins, après lecture consciencieuse du dossier de presse, vient la conclusion qu'il s'agit d'une Targa. En effet, la partie haute du toit est démontable. Ne pesant que 14 kg, elle est manipulable par une seule personne. Bonne nouvelle, la refonte de la partie arrière s'accompagne d'un meilleur accès au coffre (d'une capacité de 159 litres) et d'espaces de rangement supplémentaires. À bord, aucun changement n'est à signaler. On aurait apprécié un effort sur la qualité de finition.

Rien de nouveau non plus sous le capot. La Pontiac Solstice Coupé reprend les 2,4 de 173 ch et 2,0 turbo de 260 ch. De quoi permettre au conducteur de se faire plaisir à moindre coût, puisque le roadster débute à seulement 28 000 dollars. Prévu pour le début de l'année 2009, le coupé devrait être proposé à un tarif proche.

Pirelli sort le Cinturato de la cave

Alors que l'appellation historique avait disparu depuis près de 30 ans, Pirelli commercialise à nouveau des pneumatiques Cinturato, remis au goût du jour pour l'occasion. Ce produit permettra en effet une réduction moyenne de 4% de consommation de carburant par véhicule. Le manufacturier italien a fait en sorte de pouvoir équiper aussi bien les petites citadines que les modèles de gamme moyenne. Après Michelin et son novateur "Energy Saver", Pirelli répond donc du tac au tac sur le marché en plein développement des pneumatiques à faible résistance au roulement. 

La prochaine Mini sera lancée en 2012. 

Norbert Reithofer, président du groupe BMW, a déclaré en marge du Salon de Genève être en quête de nouveaux partenaires pour la nouvelle génération de la Mini, qui devrait être commercialisée à partir de 2012. Cette annonce pourrait rassurer le groupe Daimler qui cherche désespérément des partenaires pour ses futures Classe A et Classe B. Concernant l’actuelle génération de la Mini, BMW coopère depuis plusieurs années avec PSA, notamment dans le cadre de moteurs essence et diesel destinés aux petites voitures. La Mini est ainsi équipée d’un moteur diesel d’origine PSA, et les moteurs à essence de la Mini se retrouve sous le capot des Peugeot 207 et 308. Par ailleurs, les objectifs fixés par le groupe en matière de réduction d’émissions de CO2, et qui portaient sur une baisse de 25% des émissions de la flotte entre 1995 et 2008, semblent avoir été atteints. La Mini a atteint un record de 238 000 ventes mondiales en 2007, le précédent record datant de 1972 avec un volume de 228 000 ventes. Sur ces 238 000 ventes mondiales, les États-Unis ont acquis 42 000 unités. Le constructeur ne prévoit pas de délocaliser la production de la Mini au moins sur le court terme.  

GM Europe pourrait supprimer 5900 emplois

GM Europe, la division européenne du constructeur automobile américain General Motors, pourrait supprimer entre 3000 et 5900 emplois cette année en ayant recours à l'externalisation et aux primes d'incitation au départ, rapporte "Auto Motor und Sport", en citant des sources proches de la société. Le magazine allemand affirme que les suppressions d'emplois affecteraient principalement les usines Adam Opel en Belgique, en Allemagne, au Royaume-Uni et en Espagne, ainsi que l'usine Saab en Suède.

"Aucun chiffre précis n'a été établi. Nous sommes en discussions avec le comité d'entreprise au sujet des mesures destinées à améliorer l'efficacité, et cela pourrait signifier de devoir externaliser certains postes", a déclaré un porte-parole de GM Europe. Le responsable a indiqué que les chaînes de production pourraient être allégées, et a ajouté que les mesures envisagées pourraient également inclure des créations d'emplois. Rainer Einenkel, le chef du comité d'entreprise d'Opel à Bochum, en Allemagne, a déclaré que la direction de GM Europe avait proposé un programme de réductions de postes "drastique" au comité, et que celui-ci était en train de l'examiner. 

G-B : la sécurité routière régresse

Selon un rapport du ministère britannique des Transports, qui n’a pas été publié mais que le TIMES s’est procuré, les Britanniques ont une chance sur 200 de mourir dans un accident de la circulation, contre une sur 65 000 de trouver la mort sur le réseau ferré et une sur 7,6 millions en avion.

Le document met en lumière les faibles progrès réalisés en matière de sécurité routière, souligne le TIMES. Les chiffres émanant des hôpitaux montrent que le nombre de blessés graves n’a quasiment pas changé depuis 1996. Le nombre de tués sur les routes a baissé de 7 % seulement entre 1998 et 2006, passant de 3 412 à 3 172. Le Royaume-Uni devançait tous les autres pays européens en matière de sécurité routière en 2000, mais il a depuis été dépassé par les Pays-Bas, la Norvège et la Suède, qui affichent des taux de décès pour 100 000 habitants inférieurs.

Saab pourrait produire la 9-5 aux USA

Saab, à l’instar de son compatriote Volvo, pâtit de la faiblesse du dollar et de la conjoncture morose aux États-Unis : la marque a vu ses ventes reculer de 22 % sur son premier débouché en février. Bob Lutz, vice-président de General Motors, a indiqué dans un entretien accordé en marge du Salon de Genève, qu’il fallait relever les prix de ventes des modèles Saab pour limiter les pertes financières, mais que ceci ferait indéniablement baisser les volumes de ventes. « Je pense que, malheureusement, le dollar restera faible encore longtemps », a-t-il ajouté.

M. Lutz a de ce fait évoqué la possibilité de produire localement un modèle : « Nous n’avons pas eu de discussions concernant la production de la Saab 9-5 aux États-Unis, mais c’est techniquement possible grâce à notre nouvelle plateforme globale. Nous avons la même technique de production dans le monde entier, quelle que soit la marque », a-t-il déclaré, précisant que l’assemblage de la 9-5 pourrait démarrer aux États-Unis seulement six mois après la prise de décision. L’an dernier, Saab a écoulé 32 700 voitures aux États-Unis, dont 3500 exemplaires de la 9-5, plus 5000 9-7X.

Payer pour rouler plus vite

La ministre britannique des Transports, Ruth Kelly, a présenté un rapport comportant des pistes de réflexion pour fluidifier le trafic sur les routes britanniques. Parmi les mesures envisagées figure la création d’une autoroute à plusieurs vitesses, comportant une file supplémentaire plus rapide et payante sur les axes les plus embouteillés du pays. Ces files payantes seront créées à partir de 2010, soit en ouvrant les bandes d’arrêt d’urgence à la circulation soit en construisant une file supplémentaire. Les automobilistes transportant au moins un passager pourraient être autorisés à emprunter certaines d’entre elles gratuitement. Des files payantes existent déjà aux États-Unis.

Mme Kelly a en outre affirmé que le gouvernement considérait que le principe d’une redevance kilométrique sur toutes les routes embouteillées du pays demeurait la meilleure solution à long terme. Des essais débuteront cet automne et des projets locaux à Manchester et Cambridge devraient être approuvés après les élections qui auront lieu en mai. L’opinion publique reste toutefois un obstacle majeur : 1,8 million de Britanniques ont en effet signé l’an dernier une pétition contre toute forme de redevance routière. Le gouvernement doit publier un livre vert sur les embouteillages cet été.

Fiat veut relancer Alfa Romeo aux États-Unis

Fiat envisage de produire des voitures Alfa Romeo et des camions Iveco aux États-Unis et il a engagé des discussions avec les grands constructeurs américains en vue d’un partage d’installations d’assemblage, a déclaré son administrateur délégué, Sergio Marchionne, au Financial Times. Ce projet vise à faire économiser de l’argent au groupe italien, qui souffre de la vigueur de l’euro face au dollar, et à relancer Alfa Romeo aux États-Unis, d’où la marque s’était retirée en 1995. Les modèles concernés pourraient être la 149 et la 169.  

“J’ai toujours été d’avis que nous devions produire en Amérique”, a dit Sergio Marchionne dans l’entretien publié par le FT, précisant vouloir produire des Alfa Romeo en Amérique du Nord en 2011 ou 2012. Il a ajouté que Fiat discutait déjà avec de grands constructeurs américains en vue d’un partage d’infrastructures de production aux États-Unis. Aucun représentant de General Motors, Ford Motor ou Chrysler n’a pu être joint pour commenter ses propos. 

Fiat veut aussi relancer Iveco, sa marque d’utilitaires et de camions, sur le marché américain, et il souhaite y lancer la Fiat 500, a également déclaré Marchionne au Financial Times. Fiat, propriétaire d’Alfa Romeo depuis 1986, a cessé d’exporter la marque aux États-Unis en 1995. General Motors a détenu une participation dans Fiat jusqu’en 2005, année durant laquelle le groupe américain a préféré payer deux milliards de dollars au groupe turinois pour s’en désengager. 

Le Blog Auto et l’équipe de la rédaction

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