L’automobile en français au Québec: pas si mal!

Plaque Immatriculation Québec

On parle souvent de la qualité du français dans nos discussions de tous les jours et je constate sur ma page Facebook que l’orthographe, ce n’est pas notre force. Toutefois, en ce qui concerne la terminologie de l’industrie automobile, le Québec fait de gros efforts pour préserver la qualité de la langue.

Il n’était pas rare, au Québec, dans les années 70 et même 80, d’entendre des garagistes parler de « bumpers« , de « windshield« , de « crankshaft » et de « spark plugs« . Et je suis bien placé pour le savoir, car mon père est garagiste. Mon souvenir est un peu flou, mais dans les années 80, mon père a reçu une publication de l’Office de la langue française du Québec qui suggérait de changer tous ces termes anglophones contre les vrais mots francophones.

Ce petit lexique, je l’ai lu plusieurs fois et je constate aujourd’hui que les termes utilisés par les Québécois aujourd’hui sont beaucoup plus justes. D’ailleurs, tous les chroniqueurs automobiles qui sont apparus au cours des années sont aussi responsables de cette amélioration. On parle aujourd’hui de pare-chocs, de pare-brise, d’arbre à cames et de bougies d’allumage. Quelques mots anglais récalcitrants persistent, mais ils sont plus rares qu’auparavant.

Le français du Québec a aussi su évoluer avec les nouvelles catégories de véhicules. Les multisegments sont bien connus, tout comme les véhicules utilitaires sport (VUS). On parle de camionnettes, de fourgonnettes, de berlines et de familiales. Ça peut sembler naturel aujourd’hui, mais souvenez-vous qu’on parlait de sedans, de pick-up et de station wagon. Probablement par peur de nous faire envahir par les 400 millions d’anglophones qui nous entourent, nous avons traduit tous ces termes que nous utilisons presque quotidiennement. Ce n’est pas le cas de nos amis francophones d’Europe qui voient moins le besoin de traduire le nom de ces segments. De l’autre côté de l’océan Atlantique, on parle plutôt de crossovers, de sedans et de breaks. Les utilitaires sport sont des SUV et les fourgonnettes s’appellent monospaces. C’est probablement le seul terme européen qui me semble juste, considérant tout l’espace qu’il y a dans une fourgonnette.

En Europe, on offre les voitures en achat ou en « leasing« , le terme employé pour la location. Pour les compagnies qui voudraient acheter plusieurs véhicules pour leur flotte, on parle plutôt de « fleet« . Les francophones européens se sentent probablement moins menacés et intègrent allègrement des mots anglophones dans leur français, complètement à l’opposé de ce que font les Québécois.

Même les nouvelles technologies ont maintenant leur équivalent francophone dès leur sortie. Les régulateurs de vitesse adaptatifs ou les moniteurs d’angles morts sont maintenant de plus en plus courants.

J’aime mon français et j’aime l’automobile. Écrire en français sur l’automobile de façon convenable est un privilège pour moi et tous ces nouveaux termes qui apparaissent régulièrement dans cette industrie me prouvent que le français n’est pas sur le point de mourir. À nous de bien nous en servir!

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>