Le coût de l’essence – Certaines pratiques choquantes

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Prix de l'essence à Montréal Faire le plein d'essence n'est jamais très joyeux. Lorsque je mets 125$ d'essence dans ma Ford Windstar, je pense toujours aux petites familles qui ont ce genre de véhicule, et pour lesquelles ces 125$ représentent une partie importante de leur entrée d'argent. C'est d'autant plus frustrant qu'on a souvent l'impression que les prix grimpent avant les longs congés. Eh bien, le CAA-Québec a répertorié plusieurs occasions durant l'année 2012 où le prix de l'essence a été augmenté de façon arbitraire. Rien pour favoriser la confiance envers les compagnies pétrolières!

Évidemment, les prix de l'essence ont été plus élevés en 2012 par rapport à 2011. Ce pourrait être normal étant donné le coût de l'inflation, mais l'augmentation a été de 5%, ce qui représente environ deux fois le coût de l'inflation. Les marges de profit au détail sont en partie responsables de ces hausses. Le CAA-Québec souligne une augmentation de 19% de la marge au détail à Sherbrooke. À Montréal et Québec, on parle plutôt de 2 et 7%, respectivement. Disons seulement que certains détaillants ont engrangé plus de profits l'année dernière, n'est-ce pas? La marge moyenne provinciale est de 5,6 cents/litre.

Vous connaissez sûrement le concept assez élémentaire de l'offre et de la demande. Plus vous vendez une quantité importante d'un produit, moins cher vous pouvez le vendre. Il semble que l'industrie pétrolière soit à contre-courant. Les grands marchés, comme Montréal et Québec, ont des marges bénéficiaires plus importantes que des marchés plus petits comme Victoriaville, Lachute ou Saint-Lin. Et pas seulement quelques dixièmes de cents! Il s'agit de marges qui sont presque deux fois plus élevées dans les grands centres, " une situation incompatible avec le concept de l'offre et de la demande ", déclare Sophie Gagnon, vice-présidente adjointe aux relations publiques et gouvernementales de CAA-Québec.

Des hausses de prix tout juste avant la fin de semaine, le CAA-Québec en a dénombré douze en 2012. De ces douze hausses, huit étaient injustifiées! Et pour les huit longs congés de l'année dernière, il y a eu cinq hausses du prix de l'essence, mais seulement trois étaient justifiées! Si ces hausses ne sont pas acceptables, c'est qu'aucun indicateur du marché (prix du brut, pénurie, marge de profit, ...) ne laissait présager une hausse du prix à la pompe. Donc, sur dix-sept hausses, les détaillants et les pétrolières ont abusé de votre portefeuille onze fois. " Quand les automobilistes profitent du week-end pour s'évader et visiter parents et amis, l'industrie s'assure de tirer le maximum de profit pour chaque litre d'essence vendu en imposant des hausses sans motif. Et que dire des augmentations non justifiées la veille des congés...", se désole Mme Gagnon.

Sachez aussi qu'une stabilité des prix n'est pas toujours à l'avantage du consommateur, car les indicateurs pétroliers varient quotidiennement. Vous devriez donc profiter autant des baisses que des hausses de prix.

Pour plus de détails et une idée des tendances " pétrolières " de 2013, visitez le site du CAA-Québec.

Par Christian Gagnon - autoExpert.ca

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