L’essence à moins d’un dollar – Pensez aux conséquences

Baisse du prix de l'essence

Tout le monde ne peut que se réjouir de voir le prix du litre d’essence frôler le dollar. Et si on pense à court terme, c’est évident. Prenons un exemple rapide: l’été dernier, le litre était à environ 1,48$. Au moment où j’écris ces lignes, près de chez moi, le litre se vend maintenant 1,08$. 40 cents de moins! Faire le plein de ma Ford Windstar, lorsqu’elle est presque à sec, signifie que j’y mets 90 litres, que je multiplie par 0,40$, pour une économie de 36$ pour un seul plein. Wow!

D’autres, les manufacturiers et les environnementalistes par exemple, se réjouissent un peu moins. Alors qu’ils essaient de vous convaincre de changer votre véhicule énergivore pour un véhicule hybride ou électrique, le bas prix de l’essence risque de leur faire des misères. Déjà, que l’acceptation de ces véhicules par les consommateurs n’est pas facile même quand le prix de l’essence atteint des records! Encore pire, les Américains moins cher que nous! (0,58$ le litre au Missouri aujourd’hui)

Bon, il ne faudrait peut-être pas courir s’acheter un Chevrolet Suburban tout de suite, car nos ennuis ne sont pas terminés. Si le prix est à la baisse, c’est que les membres de l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) essaient d’éliminer la concurrence. En clair, les méthodes pour extraire du pétrole ont évolué, ou on prend tout simplement plus de risques. Le pétrole de schiste, on n’en parlait pas il y a cinq ans. Les sables bitumineux, il y a quinze ou vingt ans, on les connaissait, mais c’était trop cher d’y extraire du pétrole. Toutefois, avec le prix du baril à 125 ou 150$, toutes ces méthodes sont devenues intéressantes. L’OPEP n’aimant pas beaucoup la compétition, elle fait tomber les prix en maintenant sa production, ce qui crée des surplus. Ensuite, c’est le jeu de l’offre et de la demande: plus il y a d’offre par rapport à la demande, plus le prix baisse.

On voit déjà les effets. La compagnie Talisman Energy, un gros producteur privé canadien de gaz et de pétrole, sera rachetée par Repsol, une compagnie espagnole. Et le prix du baril de pétrole est directement impliqué dans cette transaction. Lorsqu’il y aura moins de producteurs, les plus faibles ayant fermé ou ayant été rachetés, les prix remonteront, vous pouvez en être assuré.

Personnellement, je voulais changer ma Windstar parce qu’elle me coûtait un bras (et une jambe) en essence. Maintenant, je peux encore la conserver quelques mois, mais il est évident que sa remplaçante sera plus économe en carburant. Je n’ai pas envie d’être encore à la merci des pétrolières et cela passe par un meilleur calcul de mes besoins.

Et si on pense un peu à l’environnement, on devrait tous acheter des véhicules plus respectueux. Si une hybride ou un véhicule électrique peut satisfaire vos besoins, même avec l’essence pas chère, vous devriez y penser. Dans trois ou quatre ans, lorsque l’essence frôlera les deux dollars le litre, vous me remercierez!

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca

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