Maserati Shamal 1990-96

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Pas facile, la photo-mystère de la dernière édition. Il s’agissait d’une très rare Maserati Shamal de 1992. Cette voiture n’a été produite qu’à 370 exemplaires en 8 ans. En gros, on pourrait la décrire comme étant une version re-carrossée de la Maserati biturbo dotée d’une mécanique vitaminée. La face avant était particulièrement agressive avec pas moins de 8 optiques d’éclairage, en plus des feux de position des clignotants. 

À la fin des années 80, les affaires sont bonnes pour les coupés chez les constructeurs de voitures de prestige : BMW prépare son coupé 850i, Mercedes présente sa refonte de son roadster SL, Porsche modernise sa gamme 928 et même des japonais descendent dans l'arène (Nissan 300 ZX, Acura NSX). La Maserati Shamal, présentée en 1990, a pour ambition de profiter d'une part du gâteau. Pour cela, on récupère la caisse de la Biturbo mais celle-ci est renforcée pour faire face à la puissance supérieure, le châssis de la Biturbo n'arrivant déjà pas à faire passer la sienne. Comme la découpe du passage de roue arrière le laisse entendre, la ligne est signée Marcello Gandini à qui l'on doit déjà la ligne des Lamborghini Countach et Diablo.

Maserati sait construire des V8, puisqu'il en a mis un dans la Mistral dans les années 70. Maserati sait faire des moteurs biturbo puisqu'il y en a un dans... la Biturbo. La marque sait aussi faire des multisoupapes. La Shamal aura donc un moteur V8 à 90° de 3200cc, avec deux turbocompresseurs et 32 soupapes, pour 325 ch et 327 pi-lb de couple à seulement 2800 tr/min. Elle va également être une des premières voitures de l'histoire à avoir une boîte 6 rapports, avec la BMW 850i et la Chevrolet Corvette ZR-1. Malgré tout cela, la Shamal ne s'est vendu que de façon confidentielle, la clientèle lui a préféré la BMW 850i, la Mercedes 500 SL et la Porsche 928 GT, trois concurrentes aussi chères mais dont la réputation de fiabilité n'était plus à faire, contrairement à la marque au trident. 

Aujourd’hui, si l’achat d’une Shamal n’est pas exorbitant, moins de 40 000$ pour un exemplaire parfait, c’est l’entretien qui fait peur. Les pièces de remplacement sont rares, Maserati n’est pas Mercedes, et trouver un mécanicien qui saura faire rugir le fabuleux V8 biturbo demandera de la patience. Pourtant, la voiture était fabriquée à la main, l’intérieur est recouvert de cuir à la grandeur, l’équipement est abondant et c’est une italienne, avec tout le caractère que cela suppose. 

Le Blog Auto

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