Mieux comprendre les cotes de consommation d’essence

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cote-de-consommationLa majorité des acheteurs de voitures veut celle qui consomme le moins de carburant. À moins de vous procurer une voiture électrique qui n'en consomme pas, vous aurez le réflexe de consulter les cotes de consommation de carburant. Et, quelques mois plus tard, vous serez déçu de constater que votre rutilant bolide consomme beaucoup plus que ce qu'on vous a promis. En fait, on ne vous a rien promis. On vous a fourni un point de comparaison.

Il est impossible de soumettre tous les véhicules disponibles sur le marché canadien à des tests de consommation d'essence valables, même sur un parcours prédéterminé, car la météo et la façon de conduire de l'essayeur vont varier d'un modèle à l'autre. Il y a donc une «Procédure d'essai fédérale», ou PEF, dicté par le gouvernement canadien et les constructeurs font leurs tests de consommation selon ces critères. La procédure canadienne comporte deux cycles d'essai – ville et route – alors que les États-Unis en comptent cinq, d'où la différence marquée entre les cotes des deux pays pour le même modèle.

L'essai de simulation en ville, effectué en laboratoire, comprend un parcours de 12 kilomètres ponctué d'arrêts et de démarrages à une vitesse moyenne de 32 km/h et à une vitesse de pointe de 91 km/h. Il dure 23 minutes et comprend 18 arrêts. Environ quatre minutes de l'essai sont consacrées à la marche au ralenti pour représenter l'attente aux feux de circulation. Cet essai débute par un démarrage du moteur à froid, ce qui correspond au démarrage d'un véhicule resté au repos toute une nuit en été. Lorsque l'essai est terminé, le cycle d'essai est repris avec un démarrage du moteur à chaud, en répétant les étapes des huit premières minutes de l'essai. On simule ainsi le redémarrage d'un véhicule qui a chauffé, qui a roulé et qui s'est arrêté pendant une courte période.

L'essai sur route comprend la simulation sur un parcours de 16 kilomètres, à une vitesse moyenne de 77 km/h et à une vitesse de pointe de 97 km/h. Il dure 13 minutes et ne comprend aucun arrêt. Cependant, la vitesse varie pour simuler les divers types de routes (principales et secondaires). Cet essai débute par un démarrage à chaud.

Lorsqu'on vous indique une valeur de consommation combinée, il s'agit de 55% en ville et de 45% sur autoroute. Vous remarquez bien qu'il est illusoire de penser que vos moyennes seront de 32 km/h en ville et 77 km/h sur route. De plus, ces tests ne tiennent pas comptent de la joie de rouler sous la pluie, sur la neige ou face aux vents.

D'ici 2015, le gouvernement canadien veut changer sa façon de faire. La nouvelle méthodologie incorporera trois cycles supplémentaires qui tiendront compte de l'utilisation du climatiseur, de l'emploi du véhicule par temps froid et de plus grandes vitesses avec accélération et freinage plus rapides. Les valeurs de consommation devraient augmenter de 15% avec cette nouvelle méthode.

Peu importe les tests, souvenez-vous qu'il ne s'agit que de mesures de comparaison. La vraie consommation est souvent déterminée par celui qui appuie sur l'accélérateur!

Par Christian Gagnon - LeBlogAuto.ca

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