Nissan Skyline 1977-81

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La bizarre voiture de la photo-mystère précédente était une Nissan Skyline de la 5e génération, produite de 1977 à 1981 et mieux connue sous le nom de code C211. La voiture de la photo est la version coupé mais la Skyline était aussi offerte en version berline, et même en version familiale, au cours de la longue carrière de cette voiture. C’est que ce nom de Skyline a été apposé sur une voiture dès 1957, alors que la petite marque japonaise Prince Motors produisait de pétillantes berlines de luxe compactes, et la Skyline était le modèle-phare. Prince a été fusionné avec Nissan/Datsun en 1966, et le nom Skyline est donc devenu une propriété de ce constructeur. Plus près de nous, la Infiniti G37, autant en version coupé que berline, et même en version multisegment (EX35), sont toujours connues au Japon sous le nom de Skyline.

La Skyline de 1977-82, à la fois élégante et originale, était alors disponible en version à quatre ou six cylindres. Le long nez de celle de la photo indique que c’est la version motorisée par le six cylindres en ligne turbocompressé de 2,0 litres et 145 cv, un moteur cousin de celui de la 280ZX turbo. La version sans turbo développait 130 cv. C’était une des premières voitures turbocompressée d’origine japonaise, et le moteur était dépourvu de refroidisseur d’air d’admission ou de soupape de décharge, deux composantes aujourd’hui indissociables du turbo. C’est pourquoi le gain en puissance n’est que de 15 cv, un gain bien modeste en réalité car la turbocompression permet généralement beaucoup plus. Mais c’était alors les balbutiements de cette technologie, et c’est l’avènement des systèmes de gestion électroniques qui permettra un gain de performance plus important.

Sur les plans stylistique et mécanique, cette Skyline GT-EX reprenait les codes habituels des sportives japonaises de cette époque : châssis issu de la grande série, coque originale mais fortement reliée aux autres modèles de la gamme, calandre spéciale, ailes élargies, essuie-glace de lunette arrière (même sur les coupés et berlines), et surtout, une mécanique affûtée. À la fin des années 1970, c’était la recette pour une sportive japonaise. Par contre, vu que c’était la grande noirceur qui suivait la crise du pétrole de 1973, cette version était moins exubérante que ces prédécesseurs, et se rapprochait de ce qui se faisait en Amérique avec les «coupés personnels » qui ont suivi les sportives des années 60. C’était aussi la période « disco », et cette Skyline avait donc une sellerie en velours, du simili-bois un peu partout et pas mal de chrome. Curieusement, ce côté désuet est en voie de devenir délicieusement kitsch, commequoi la mode est faite de cycles, même en automobile.

Le Blog Auto

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