Pontiac Grand Prix 2+2 1986

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La voiture mystère de la dernière édition était une banale Pontiac Grand Prix 1986, mais dans une version ultra rare, la version 2+2 quelquefois aussi appelée Aerocoupe. En théorie, cette version avait pour but de permettre à Pontiac d’offrir une voiture à l’aérodynamique plus poussé dans une série de courses américaines sur piste ovale.

Ford venait de présenter sa Thunderbird, et GM avait de la difficulté à suivre la parade avec ses Monte Carlo et Grand Prix. L’organisme réglementaire Nascar, toujours désireux d’équilibrer les forces en présence, permit alors à GM de modifier ses gros coupés en leur greffant un nouveau nez et une lunette arrière moins verticale, à l’image des célèbres Superbird/Daytona de Chrysler et autres Torino/Cyclone de Ford des années 1970. Chacun son tour, il semble.

Au-delà de la carrosserie spéciale, la mécanique était intouchée : un maigre V8 de 5,0 litres de 165 cv accouplé à une boite automatique à quatre rapports, une suspension indépendante à l’avant, un essieu rigide à l’arrière, un tandem disques/tambours pour la partie freinage et une direction assistée à recirculation de billes. Rien que de l’archi-conventionnel. La partie avant était réalisée en pastique souple de type uréthane et était fortement inclinée.

La calandre était en plastique noir et on avait aussi installé un becquet sous le pare-chocs avant. La partie arrière était aussi lourdement modifiée avec une lunette allongée et fortement inclinée, associée à un couvercle de malle raccourci qui incluait un petit aileron. L’ouverture du coffre était désormais si petite que seul un pneu de secours miniaturisé et gonflable avec une bonbonne était proposé.

Toutes les Grand Prix Aerocoupe 2+2 étaient peintes de la même façon : deux tons de gris, avec des filets et des décalcomanies rouges et des chromes noircis. Toutes les voitures ont quitté l’usine avec toutes les options disponibles, ou presque, un bonne façon pour tenter de recouper les frais.

Avec seulement un peu plus de 1000 exemplaires construits, dans la défunte usine de GM à Boisbriand, la 2+2 n’était pas rentable économiquement. Ce n’était qu’une version spéciale d’une voiture en fin de carrière.

De plus, au contraire de la version de course, la voiture civile n’était pas un foudre de guerre, loin de là. Aujourd’hui, ces voitures commencent à grimper en valeur : entre 10 000$ et 20 000$ pour de jolis exemplaires bien conservés.


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