Salon de l’auto de Montréal 2007

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Le 39e Salon international de l'auto de Montréal s'est conclu après avoir accueilli 206 207 visiteurs sur une période de 10 jours. Dans l’ensemble, ce fut un salon tranquille, puisqu’il n’y avait pas d’importantes nouveautés du genre de la Volkswagen New Beetle (en 1998) ou de la Ford GT (en 2003) pour attirer les foules. Par contre, malgré la faiblesse de l’actualité automobile, plusieurs observations m’ont titillé lors de mes deux longues visites au Salon. En voici quelques-unes :

La technique automobile est dans une phase de stagnation. Pour moi, un ingénieur et un technicien dans l’âme, c’est désolant. L’originalité dont faisaient preuve les constructeurs autrefois est presque disparue. Nous sommes maintenant dans une époque de standardisation mécanique, époque où la prépondérance va au style, à l’allure, aux gadgets électroniques du genre Bluetooth ou DVD ou radar de recul… Moi, ce qui m’intéresse, c’est la technique quand elle est mise au service du plaisir de conduire. Et pas besoin de 300 chevaux, ce qui compte, c’est une coque légère et un moteur solide. Sans oublier la précision de la direction, la fermeté des sièges, la sonorité riche et feutrée du moteur, le mordant des freins. En fait, ceci est la recette traditionnelle de la voiture de sport…

Les toits vitrés surdimensionnés font leur entrée sur les petites voitures et les VUS. Par exemple, la Malibu Maxx, la Audi A3 et la Ford Edge proposent toutes des toits vitrés de très grandes dimensions, ou même 2 panneaux vitrés séparés. Si ces accessoires ont le mérite d’éclairer l’intérieur des voitures, ils sont également responsables d’un gain de poids en hauteur qui peut être néfaste à la tenue de route.

Même si nous sommes en 2007, certains constructeurs ont encore de mauvaises habitudes à corriger. Par exemple, comment se fait-il que, sur certaines voitures en démonstration, l’on retire encore les pommeaux de levier de vitesse et les boutons de la radio et du contrôle de chauffage ? J’imagine que ces constructeurs n’ont pas encore trouvé le truc que les autres utilisent, puisqu’ils sont minoritaires dans cette désagréable pratique. Un tableau de bord sans boutons, ça vous dépare un intérieur, un peu comme le sourire d’un édenté…

Parlant de sourire, pourquoi faut-il que les marques qui ont le moins à proposer sur le plan mécanique en mettent plein la vue avec de jolies hôtesses ? Poser la question, c’est y répondre…

L’éclairage d’une salle comme celle du Palais des congrès est impitoyable pour la qualité des peintures. Avec ses longs néons orangés et ses spots au mercure, il suffit de s’approcher suffisamment des surfaces horizontales pour apercevoir de magnifiques berlines affublées de fini en pelure d’orange, même chez les constructeurs de luxe. En fait, le seul à qui je n’ai pas réussi à trouver de défaut, c’est Infiniti. La qualité de leur peinture est vraiment impressionnante.

La nationalité du constructeur a dorénavant peu à voir avec l’endroit où sont fabriqués les véhicules. Par exemple, chez Nissan, seules les 350Z et Murano viennent encore du Japon, et le reste de la production est nord-américaine. Même situation ailleurs, alors qu’on trouve des BMW et Mercedes-Benz américaines, des Toyota, Honda, Acura et Lexus canadiennes, des Volkswagen et des Nissan mexicaines, etc. Il n’y a pas à dire, on vit dans un monde vraiment mondialisé…

Comme vous pouvez le constater, quand la technique et la nouveauté se font discrètes, le chroniqueur a amplement de temps pour regarder ailleurs…

Le Blog Auto

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