Simca 1000 Rallye 1970-78

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La voiture-mystère de la dernière édition était une Simca 1000 Rallye 1970. Vendue exclusivement en Europe, elle n’a jamais été importée ici. Le constructeur français Simca (Société Industrielle de Mécanique et de Carrosserie Automobile) a été fondé en 1935 et construisait au début des versions des Fiat. En 1961, la marque lançait la 1000, une berline populaire à moteur arrière. Les moteurs à quatre cylindres en ligne refroidis à l’eau variaient en cylindrée selon les années et les versions, allant de 800 cc à 1294 cc. La version Rallye, produite de 1970 à 1978, était de loin la plus intéressante avec son moteur de 1118 cc de 50 cv au début, pour culminer à 1294 cc et 103 cv avec la Rallye 3. Son poids plume de 860 kg lui octroyait des performances sportives malgré la faible cylindrée.

La 1000 Rallye était une des moins chères sportives de son époque. Pour arriver à maintenir les prix abordables, le strict minimum était fourni : un seul siège baquet, pas de radio, des roues en acier dont la jante était peinte argent et le flasque noir pour « faire sport », une finition intérieure pour le moins minimaliste, etc. Par contre, sur le plan de l’allure, alors là, pas d’économies : volant tulipe à trois branches, capot noir, bandes décoratives, couleurs voyantes, phares auxiliaires à iode, rétroviseur en forme d’obus, embout d’échappement chromé, la 1000 Rallye en jetait plein les yeux. Même le freinage faisait appel à quatre disques. En option, il était possible de greffer un carburateur double corps, un kit de suspension avec des amortisseurs Koni réglables, et des jantes larges de 6 pouces. Par la suite, encore plus de vitesse sera possible par l’ajout d’un deuxième carburateur double corps et un échappement plus libre. 

Avec une répartition de poids de 65 % sur l’arrière, la 1000 Rallye était très vive de l’avant et demandait un pilotage fin pour éviter que l’arrière ne passe devant. Malgré tout, la tenue de route était d’un très bon niveau pour l’époque. La vitesse de pointe de certaines versions poussées atteignait même 170 km/h ; pas mal pour un petit 1300cc. Tout comme sa grande rivale, la Renault 8 Gordini, plus rapide mais plus chère, la Simca servit d’école de conduite sportive pour les amateurs peu fortunés. Elle a d’ailleurs écumé les circuits de l’époque, elle le fait d’ailleurs toujours aujourd’hui, tout comme les rallyes régionaux, grâce à sa grande maniabilité et ses coûts d’exploitation modestes. J’aurais aimé participer aux courses de l’époque où une trentaine d’amateurs se donnaient la réplique au volant de voitures identiques. Ça devait être chaud dans certains virages. Aujourd’hui, l’héritage sportif de la Rallye fait en sorte que trouver un exemplaire qui n’a pas couru et qui est encore dans son état original relève de l’impossible. Mais si jamais vous en trouvez une, orange comme sur la photo ou vert olive comme celle que j’ai eu en miniature étant petit, faites-moi signe. 


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