Subaru Forester 2.5X 2009

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Je n’ai pas été très souvent surpris au fil des ans par le lancement de nouveaux modèles. C’est que les nouveautés sont souvent révélées au public par petites bribes, avec l’aide des fausses photos-espion et autres images volées qui font le bonheur des publications spécialisées. Pourtant, lorsque j’ai vu la première image du Forester 1998 dans un magazine états-unien, vu que c’était l’édition d’avril, j’ai cru à une mauvaise blague. Avec son allure particulière (gros yeux ébahis, calandre ajourée, grande surface vitrée verticale) et sa carrure pour le moins décalée (la mode à cette époque était au tout en rondeur), je me disais que ce serait le flop de l’année. Pourtant, au contraire, le Forester connut un fort joli succès populaire, au point ou certains en sont aujourd’hui à leur troisième ou quatrième Forester d’affilée. Avec sa taille compacte et son rouage intégral permanent, ce petit VUS offrait un dynamisme et une maniabilité qui manquaient chez ses concurrents. Redessinée l’an dernier, la troisième génération du Forester retient toujours la même mécanique mais le volume de la cabine est beaucoup plus vaste qu’auparavant, au point où il est désormais de taille équivalente aux autres. Est-ce une bonne nouvelle ? Réponse dans le compte-rendu qui suit.

C’est une version particulièrement peu équipée qui m’a été confiée pour cet essai : le modèle de base du Subaru Forester 2.5X 2009 avec boîte automatique et c’est tout. Jantes en acier avec enjoliveurs, climatisation manuelle, sellerie en tissu, pas de toit ouvrant ni de téléphonie mains libres, encore moins de système de navigation. Le tarif est tout aussi mince, 26 895 $, auquel on peut retirer 1100 $ pour la boîte automatique. Curieusement, ce côté spartiate ne m’a pas déplu, car tout est là : afficheur de consommation, sièges chauffants, prise externe pour lecteur audio, casiers de rangements pour petits objets dans le coffre, console centrale modulable et bien conçue. Par contre, les matériaux employés font un peu chiche : il n’y a que du plastique non moussé partout. Malgré cela, la cabine ne sonne pas creux et l’apparence de ces plastiques est flatteuse avec un fini mat fort joli. Il faut simplement éviter d’y toucher. L’ergonomie est sans faute, une bonne habitude de Subaru, mais le volant pourrait être de plus grand diamètre et de plus faible section.

L’accès à bord est facile, la hauteur est somme toute raisonnable, et les sièges avant sont larges et confortables. Le volant ajustable mériterait un peu plus de débattement vers le haut et le siège ne recule pas assez à mon goût, mais cela se sont des problèmes seulement pour les gens de très grande taille. Le volume habitable est excellent, les petits ayant suffisamment de place à l’arrière dans leurs sièges-bébé même si les sièges avant sont à bout de course. La soute à bagages est régulière mais son tapis est glissant et l’absence de rideau cache bagages est difficilement justifiable en 2009. La visibilité est excellente, une tradition avec le Forester, et les trois essuie-glaces sont fort efficaces même dans la gadoue hivernale.

Le groupe Tourisme optionnel (2200 $) propose un toit ouvrant, une banquette arrière inclinable et des jantes en alliage, en plus de quelques décorations supplémentaires. Le groupe Limited (5500 $) propose en plus la sellerie en cuir, les phares à décharge, la climatisation régulée, une chaîne sonore évoluée, des réglages électriques pour le siège conducteur et enfin, tadam !, un rideau cache-bagages. La version XT Limited, quant à elle, fait appel au moteur turbocompressé pour 2500 $ de plus, pour un total de 34 895 $, ce qui est toujours raisonnable compte tenu de l’équipement et des performances proposées.

Si la carrosserie est toute nouvelle, le rouage moteur est une vieille connaissance : le moteur à quatre cylindres à plat, la boîte automatique à quatre rapports et le rouage intégral permanent avec différentiel central à visco-coupleur sont en production depuis longtemps. Mais, nouveauté, le moteur ne présente plus cette sonorité particulière au point où je me suis demandé si c’était bien le 2,5 litres que je connais : l’insonorisation est efficace à ce point. Sur le plan des performances, ce n’est pas mal, mais les 170 cv et 170 pi-lb de couple sont tout juste adéquats pour la masse de 1500 kg. La version à boîte manuelle (offerte avec le moteur de base seulement) ferait certainement mieux à ce chapitre. En fait, Subaru vient de lancer un moteur turbodiesel en Europe (un 2,0 litres de  150 cv et 260 lb-pi de couple) et cette mécanique serait parfaite pour le Forester. Ne retenez pas votre souffle toutefois, car rien n’indique qu’il sera un jour offert chez nous.

Si les performances sont justes, le comportement est franchement agréable : la coque est rigide, la suspension est souple mais les barres antiroulis maintiennent bien la caisse à plat en virage, le comportement est très neutre et jamais le Forester ne semble être malmené. Le sousvirage est minime, même avec des pneus d’hiver et il est relativement facile de mettre l’arrière en dérive avant que le système de contrôle de stabilité ne vienne réguler tout cela. Et ça, c’est pour la version de base avec ses petites roues de 16 po. La version turbo (224 cv) devrait être encore plus énergique, évidemment, et plus dynamique aussi. Le freinage est fort efficace, avec des disques ventilés à l’avant (étriers à doubles pistons) et des disques pleins à l’arrière. La sécurité passive fait appel à quatre coussins gonflables à l’avant ainsi qu’à des rideaux gonflables latéraux.

Finalement, la consommation de carburant (le talon d’Achille des Subaru) s’est arrêtée à 9,1 litres/100km sur route à vitesse stabilisée, pour une moyenne globale de 12,2 litres/100km (80 % d’autoroute). Les cotes officielles parlent de 10,4 et 7,8 litres/100km.

Avec cette nouvelle mouture, le Forester est arrivé à maturité. Il est toujours aussi engageant à conduire mais ses nouvelles dimensions le rendent maintenant plus pratique et doté d’un volume habitable plus important, plus confortable. Si la mécanique n’est plus toute jeune, je dois avouer que son rendement est fort satisfaisant et fort efficace sur les chaussées glissantes. La version turbo compense les lacunes en puissance du moteur de base, mais cette mécanique n’est disponible qu’avec la boîte automatique et le plus haut niveau d’équipement. Finalement, la consommation en carburant est une bonne surprise considérant la nouvelle taille du Forester. Un bilan fort positif donc, pour ce petit VUS abordable et bien équipé et qui ne néglige pas le plaisir de conduite.

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