Toyota Sports 800 1965-69

Pour partager :

La voiture-mystère de la dernière édition était une Toyota Sports 800, une minuscule voiture de sport, comme son nom l’indique. Ce fut la première sportive du géant japonais. La Sports 800 ou plus simplement S800, est basée sur la berline Toyota Publica 800 de Luxe qui est alors le modèle le plus populaire de la marque sur le marché japonais. Présentée officiellement au salon de Tokyo 1964, elle entre en production en avril de l'année suivante.

Avec son style original qui n'emprunte rien aux voitures occidentales, Toyota a créé une automobile bien équilibrée, malgré ses faibles dimensions. La proue annonce le style de la future 2000GT. Sa carrosserie autoporteuse en acier est allégée par des panneaux en aluminium : capots, portes et toit amovible. Réduite à deux places, elle ne pèse que 580 kg à vide. Avec 3,58 m de long et un moteur placé aussi bas que possible, la S800 a essayé de se frayer une petite place parmi les voitures de sport. Son manque de crédibilité vient principalement de son moteur, emprunté à la Publica. Le bicylindre à plat refroidi à l'air est construit tout en alliage. Avec une cylindrée de 790 cm3, des soupapes en tête et un arbre à came latéral, il est d’une conception tout à fait classique, en fait, c’est pratiquement un moteur de Coccinelle coupé en deux. Grâce à ses deux carburateurs double corps Aisin, il développe 49 ch à 5400 tr/min. Si le rendement en regard de la cylindrée est bon, 60 ch au litre, il faut rappeler que la Honda S800 développe tout de même 70 ch à cette époque. Déjà, Toyota faisait preuve de conservatisme. Le taux de compression est de 9:1 et la vitesse de pointe est de 155 km/h. Curieusement, ce petit moulin a par la suite aussi servi de moteur de climatisation auxiliaire pour un bus Toyota !

La boîte de vitesse est à 4 rapports tous synchronisés et les freins sont à tambours aux quatre roues. La suspension fait appel au traditionnel essieu rigide suspendu par des lames à l’arrière, alors que les roues avant indépendantes sont soutenues par des barres de torsion. La direction est à vis et galet et les roues en acier font 12 po de diamètre.

Dépourvue de pare-chocs, la ligne est fine et le long capot suggère une mécanique autrement plus costaude. L’intérieur est minimaliste, pas de radio ni aucun accessoire de luxe, les sièges sont en vinyle, le recouvrement de sol est en caoutchouc. L’instrumentation est néanmoins complète avec pas moins de six jauges pour les différentes fonctions. Le toit peut s'enlever, c'est donc une configuration Targa, deux ans avant l’apparition de cette appellation chez Porsche. Pratiquement pas exportée hors du Japon, la production atteint à peine les 3100 exemplaires jusqu'en octobre 1969, et seulement une quinzaine d’exemplaires auront un volant à gauche.

Le Blog Auto

Pour partager :