Triumph TR6: une beauté de mon enfance

Triumph TR6 1972
Triumph TR6 1972

La Triumph TR6 est un beau souvenir de mon passé. Mon oncle en avait une, d’un beau jaune, et je la trouvais super jolie. Le pire dans cette histoire, c’est que je ne me suis jamais assis dedans… et que je la trouve toujours aussi jolie aujourd’hui!

À l’époque, je n’avais évidemment aucune idée que c’était une voiture anglaise. J’avais 7 ou 8 ans! La Triumph TR6 a été commercialisée de 1969 à 1976 et elle était la plus vendue de la lignée des TR lorsqu’elle s’est retirée en 1976. Le record a été battu par la TR7 par la suite (je la trouvais pourtant beaucoup moins belle). Sur les 94 619 TR6 produites, 86 249 ont été exportées. Étrangement, seulement 8 370 ont été vendues au Royaume-Uni. Nul n’est prophète en son pays!

La Triumph n’était pas entièrement nouvelle puisqu’elle ressemblait d’assez près au modèle précédent TR5. Les parties avant et arrière furent redessinées après que Karmann s’en soit mêlé, résultant d’un contrat signé entre les deux compagnies. Le style de la partie arrière était plutôt commun dans les années 70. Le reste de la carrosserie ressemblait à la TR4/TR5.

Toutes les TR6 mettaient en vedette des moteurs à six cylindres en ligne. Pour le marché américain, ce moteur, au nom de code TR250, était à carburateur. Comme la TR5, la TR6 était à injection pour les autres marchés, incluant le Royaume-Uni, et il était désigné comme étant le TR6PI. Le système d’injection mécanique Lucas aidait le moteur à produire 150 chevaux. Plus tard, la puissance du moteur fut réduite à 125 chevaux pour qu’elle soit plus facile à conduire, pendant que la version américaine à carburateur se contentait de 104 chevaux, mais avec une meilleure fiabilité.

La TR6 était équipée d’une transmission manuelle à quatre rapports. Une boîte optionnelle avec surmultipliée était une option souhaitée puisqu’elle permettait au pilote de conduire plus sportivement. La surmultipliée électrique fonctionnait sur les deuxième, troisième et quatrième rapports sur les plus vieux modèles, alors qu’elle ne fonctionnait que sur les deux derniers sur les modèles plus récents. La TR6 disposait d’une suspension arrière à demi-bras oscillant, d’une direction à pignon et crémaillère, de roues de 15 pouces, de la moquette sur les planchers et le coffre et une gamme complète d’instruments. Les freins étaient à disques à l’avant et à tambours à l’arrière. Un toit d’acier pouvait être commandé et nécessitait deux personnes pour l’installer. Le tableau de bord était fabriqué en bois. Une barre antiroulis arrière et un différentiel autobloquant étaient offerts moyennant supplément.

La TR6 est probablement la plus belle réalisation de Leyland, la compagnie britannique qui possédait Triumph, ce qui ne veut pas dire qu’elle n’avait pas quelques lacunes de conception. La rouille l’attaquait particulièrement rapidement. Elle souffrait aussi souvent de surchauffe du moteur. Plusieurs propriétaires ont d’ailleurs ajouté un autre ventilateur afin de compenser les lacunes de celui installé d’origine.

Soulignons que ces petits cabriolets anglais ont servi de modèles aux Mazda Miata, BMW Z3 et Mercedes SLK.

Par Christian GagnonLeBlogAuto.ca

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