Un classique : Chevrolet Bel-Air 1957

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Chevrolet Bel Air 1957
Chevrolet Bel Air 1957

1957. Deux légendes disparaissent: Humphrey Bogart et Oliver Hardy. C'est aussi l'année durant laquelle les Soviétiques ont mis le vaisseau spatial Spoutnik 1 en orbite. Mais, pour moi, c'est l'année où une voiture du peuple est devenue un classique. La Chevrolet Bel-Air, qui avait débuté sa carrière en 1953, a connu sa plus belle année en 1957. Pas par des records de production, mais plutôt parce qu'elle est devenue une icône de l'automobile américaine des années '50. À l'époque, on l'aime pour sa ligne, sa plénitude, son caractère sportif et son prix abordable. Aujourd'hui, on l'aime pour les mêmes raisons, sauf peut-être le prix qui, évidemment, a beaucoup augmenté.

La silhouette de la Bel-Air 1957 était unique. En 1956, les lignes étaient plus lourdes et, en 1958, on a doublé ses phares, elle était devenue plus lourde et elle avait perdu sa belle simplicité. Ses ornements en forme de viseur sur le capot, quoique plus ou moins appréciés en 1957, étaient devenus sa marque de commerce. La roue de secours Continental était une option de luxe, mais elle rapprochait encore davantage le cabriolet d'une voiture de rêve. Les ailerons, beaucoup plus modestes que sur les créations d'autres constructeurs, respectaient l'esprit de modestie de sa ligne. La Bel-Air décapotable pouvait recevoir en option une capote électrique. Comme Lincoln et Cadillac, Chevrolet avait caché le bouchon d'essence dans une moulure chromée de l'aileron gauche.

Le prix de l'époque, à 2511 dollars, faisait de la décapotable un très bon vendeur. Avec 47 562 exemplaires produits, elle pouvait presque rivaliser avec la Cadillac décapotable. Il y avait six carrosseries disponibles au catalogue: "hard-top", décapotable et familiale deux portes ainsi que "hard-top", berline et familiale quatre portes. Les intérieurs en deux tons étaient très plaisants. Les acheteurs pouvaient choisir une teinte d'intérieur spéciale, des glaces teintées, un miroir de courtoisie, des coussins de sièges ventilés, des glaces électriques et, accessoire courant aujourd'hui, des ceintures de sécurité!

Sous le capot ronronnait un tout nouveau V8 Turbo Fire petit bloc qui produisait 185 chevaux avec un carburateur double corps. Avec un Rochester quadruple corps en option, on se rendait à 270 chevaux. L'injection Ramjet était une option qui coûtait alors 500 dollars de plus. 283 chevaux étaient alors produits par le V8, mais seulement 1503 Bel-Air ont été produites avec cette option. Une transmission automatique Powerglide à deux vitesses était boulonnée au moteur alors qu'une deuxième transmission automatique, nommée Turboglide, offrait un rapport de plus à changement très doux. La suspension était indépendante à l'avant tandis que Chevrolet offrait un pont arrière oscillant à ressorts à lames à l'arrière. Les freins étaient évidemment à tambours aux quatre roues.

Avec sa consommation d'environ 20 litres aux 100 kilomètres, elle était vraiment d'une autre époque. Une très belle époque!

Par Christian Gagnon - LeBlogAuto.ca

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