Volvo et les tests de résistance au froid

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Le constructeur scandinave travaille depuis longtemps la résistance de ses voitures à basse température et sous toutes les conditions climatiques

Avec son héritage scandinave et un rigoureux programme d’essais hivernaux, Volvo s’assure que ses voitures sont bien adaptées à nos conditions de neige et de froid. Cet engagement est issu de la conviction que les clients devraient pouvoir se fier à leur véhicule n’importe où, quelles que soient les conditions climatiques. C’est pour cette raison que les véhicules Volvo sont testés dans les conditions rigoureuses, allant même jusqu’au froid mordant de l’Arctique. « Nos voitures doivent pouvoir supporter des températures ambiantes de -40 à + 60 degrés Celsius, dit Jan Inge Eliasson, chef du service des essais chez Volvo. Cette exigence existe depuis longtemps et fait partie de notre tradition de sécurité. Notre objectif est d’arriver au meilleur fonctionnement total possible sous tous les climats. »

Les essais sous climat extrême s’appliquent au véhicule tout entier, jusqu’à la moindre de ses pièces. Un véhicule Volvo se compose d’environ 40 systèmes principaux comme le moteur, l’unité climatique, les sièges, etc. Les systèmes principaux sont divisés en 400 sous-systèmes tels que démarreur, ventilateur, éléments chauffants de siège, et autres. La classification finale regroupe environ 3000 composants, englobant tout depuis les capteurs jusqu’aux circuits chauffants. Les systèmes, sous-systèmes et composants sont responsables de milliers de fonctions de base différentes et doivent donc fonctionner de la façon prévue. Par exemple, le déplacement longitudinal des sièges, le fonctionnement du ventilateur à la puissance voulue, et le fonctionnement des essuie-glaces à intervalles prédéterminés. 

En plus des fonctions de base, le véhicule a aussi une longue liste d’exigences supplémentaires qui peuvent être considérablement modifiées par la température. Les exigences de Volvo définissent la quantité minimum de temps pour les fonctions – comme le désembuage du pare-brise ou les variations de température entre la tête et les pieds des occupants – sous une vaste échelle de température. « Le climat hivernal est probablement le test le plus difficile auquel peut être soumise une automobile, dit M. Eliasson. Le stress imposé au moteur, à la direction, à l’unité climatique et aux autres systèmes est immense. À ce que je sache, nous sommes les seuls à effectuer nos tests à des températures de -40 degrés. C’est à cause de notre héritage scandinave, qui impose des exigences particulières. »

Simuler la réalité

Volvo a été le premier fabricant à commencer à tester ses véhicules en hiver en Laponie suédoise dans les années 1960. Aujourd’hui, la compagnie possède des installations d’essai modernes juste à l’extérieur de Kiruna où tous les modèles Volvo – équipés du plus vaste attirail d’options et d’équipements disponibles – sont soumis à des essais rigoureux.

La saison des essais d’hiver va de décembre à avril. Durant cette période, les véhicules sont conduits sur une distance allant jusqu’à 200 000 kilomètres sur une piste d’essai et des routes publiques, équivalant de faire le tour du monde environ cinq fois. Les tests sont effectués par une équipe de conducteurs locaux et d’ingénieurs d’essai Volvo. Composée de conducteurs masculins et féminins de différents âges, l’équipe a pour mission d’identifier et de documenter toute anomalie pouvant être détectée.

« Tous les tests sont effectués dans une réalité se rapprochant le plus possible du quotidien du client, dit M. Eliasson. Et même si la plupart des clients Volvo n’entrent jamais en contact avec ce genre de climat, la voiture doit être prête pour ce qui pourrait très bien être la seule journée de l’année où un froid intense paralyse la plupart des autres voitures. »


Une approche scientifique

Mener à bien un programme d’essai soigneusement conçu qui repose sur des températures et des conditions spécifiques nécessite parfois de l’équipement additionnel pour créer une météorologie plus prévisible. Par exemple, Volvo utilise des contenants réfrigérateurs pour les essais de démarrage à froid. Le véhicule est stationné à l’intérieur pendant la nuit à une température de trente degrés sous zéro. Le lendemain matin, on ouvre les portes de force et on démarre le moteur.

« Le défi consiste à faire fonctionner simultanément tous les systèmes de façon impeccable, ajoute M. Eliasson. Le froid ralentit les systèmes de verrouillage et les divers affichages. La neige pénètre dans les filtres et les obture. La glace recouvre les vitres et les phares. Tout cela, et bien d’autres facteurs doivent entrer en ligne de compte pour respecter en toute sécurité les exigences rigoureuses imposées. »

Le travail en rapport avec la sécurité joue un rôle intégral dans les essais de Volvo par temps froid. D’abord et avant tout, le véhicule doit créer un environnement et un climat intérieur qui garde le conducteur vigilant pendant de longues périodes de temps. La visibilité est également critique. Il en est de même de la capacité de direction et de freinage dans les tourmentes de neige et sur la glace vive. Plus encore, le système de traction intégrale et les systèmes de sécurité protectrice – comme les coussins gonflables et les prétensionneurs de ceinture de sécurité – doivent fonctionner correctement dans des climats aussi rigoureux.


Rien ne peut remplacer la réalité

Pour les véhicules Volvo, les essais climatiques par temps froid sont effectués vers la fin du cycle de développement du produit. L’équipe d’essai utilise des véhicules de préproduction dont l’aspect et le fonctionnement sont identiques à ceux du modèle final. Toutefois, le design a souvent subi des essais rigoureux avant d’arriver au centre d’essai sous températures froides. Les ingénieurs de Volvo utilisent des simulations à l’ordinateur et des souffleries pour examiner la performance du véhicule dans des tempêtes de neige artificielles à des températures très basses.

« L’avantage des laboratoires est que les tests sont prévisibles et répétables, dit Thomas Persson, du laboratoire de Volvo. Toutefois, il y a aussi un danger. Nous disons habituellement que la soufflerie apporte les réponses que nous cherchons. Sur la route, toutefois, nous trouvons des réponses à des questions que nous n’avions jamais posées. Pour nous, la récompense arrive plus tard. C’est quand nous croisons la voiture par une journée froide de l’hiver et que nous savons que ses occupants sont entourés du confort et de la sécurité de leur Volvo. »

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