Volvo V50 T5 2008

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La voiture essayée dans cette édition est la Volvo V50 T5 2008, la version « break » de la petite Volvo S40. Ma voiture d’essai arborait la finition Sport, incluant de magnifiques jantes de 17 po ainsi qu’un ensemble de bas de caisse du plus bel effet. D’ailleurs, et c’est la première fois que cela m’arrive depuis longtemps, un préposé à une station-service a pris la peine de me faire part de son appréciation de la voiture par le biais de l’intercom. Il faut dire que la petite Volvo est une fort jolie voiture, que ce soit en version familiale ou en version C30. On est loin des boites carrées des années 1980.

La version mise à l’essai était la T5 à traction et boite manuelle à 6 rapports. Le prix de base de cette voiture est de 39 000$, avec près de 9000$ d’équipement optionnel, pour un total de 48 000$. 

Cette année, le moteur à cinq cylindres turbocompressé de 2,5 litres profite d’un gain de puissance à 227 cv à 5000 tr/min alors que le couple reste pareil à 236 pi-lb de 1500 à 5000 tr/min. Ce moteur est très souple, pas surprenant avec un tel plateau sur 3500 tr/min, et sa sonorité riche mais toute en subtilité est envoutante et incite à la conduite. Par contre, le moteur plafonne assez rapidement, il n’est donc pas nécessaire de le faire grimper dans les tours pour en tirer le maximum. C’est un très beau moteur.

Avec toute cette neige et la température froide, il n’est pas question de mesurer les performances réelles, mais Volvo annonce un temps de 7,0s pour le 0-100 km/h. La boite de vitesse à 6 rapports est aussi fort agréable avec des déplacements courts et précis et un étagement bien pensé, mais la pédale d’embrayage est difficile à moduler avec des chaussures d’hiver de taille 13… L’effort est léger mais le point d’engagement est abrupt et j’ai calé la voiture à quelques reprises, au grand plaisir des passants. Il faut dire que la voiture est très bien insonorisée et que cette isolation empêche de bien entendre le moteur même avec la radio à faible volume. 

La direction à assistance électro-hydraulique, un système qui fait appel à une pompe électrique pour pressuriser l’assistance hydraulique, est précise mais un brin trop assistée. C’est mieux que les systèmes purement électriques, mais l’effort pourrait être supérieur de façon à mieux percevoir ce que font les roues motrices. La tenue de route, pour le peu que j’aie pu évaluer, est saine avec une touche de sous-virage quand on pousse un peu. L’antidérapage ESP, appelé VSC chez Volvo,  est toujours en arrière mais son seuil de déclenchement est assez haut pour permettre un peu de folie sur les chaussées grasses. Le roulis est minimal, et l’amortissement est souple tout en étant bien maitrisé. Ce châssis est conçu pour bien maitriser le couple du cinq cylindres, mais cette Volvo n’est pas un sportive typée circuit. 

 À l’intérieur, l’ambiance est fort agréable bien qu’un peu triste avec tout ce noir et argent. La version qui offre des appliques de bois clair est beaucoup plus gaie et rappelle le design scandinave typique. L’ergonomie est bonne, toutes les commandes tombent bien sous la main, et il est facile de trouver une position de conduite agréable et confortable. Les matériaux de la cabine sont d’une bonne qualité mais il subsiste des plastiques durs dans la partie inférieure du tableau de bord et sur la console. Néanmoins, tout est solide et bien agencé et la voiture est solide comme le roc, à l’exception des portières dont la flexibilité des entourages de vitres n’est pas dans la tradition Volvo.  

L’élégante console centrale, un mince panneau qui descend de la planche de bord, est bien conçue et les diverses commandes sont faciles à opérer. Ma voiture d’essai était pourvue des sièges chauffants et de la climatisation régulée à deux zones. Ces sièges fort confortables sont recouverts d’un tissu appelé T-Tec qui rappelle que le cuir n’est pas le seul matériau élégant dans une voiture. Je trouve que les constructeurs délaissent trop souvent ce genre de revêtement pour favoriser des vinyles ayant l’apparence du cuir. Encore une fois, c’est bien pensé de la part de Volvo.

À l’arrière, le constructeur propose en option (500$) deux petits coussins rehausseurs intégrés à l’assise de la banquette. Les enfants de trois ans et plus peuvent les utiliser pour améliorer la vision et l’efficacité de la ceinture de sécurité. C’est une option fort pratique et totalement invisible lorsque les sièges sont en position « adulte ». La banquette arrière se replie de plusieurs façons et la soute à bagages atteint alors de bonnes dimensions. Seul le rideau cache-bagages est encombrant lorsque déposé, mais c’est le lot de ce genre d’accessoire.

Volvo s’est taillé toute une réputation sur le plan de la sécurité, non sans raison, et donc la V50 suit la trace des ses grandes sœurs avec une pléiade d’aides à la conduite et d’équipements de sécurité passive. Le freinage, assuré par des disques de grandes dimensions, est complété par un ABS, la répartition électronique de la force de freinage, l’assistance au freinage d’urgence, l’antipatinage et le contrôle de stabilité. En plus, les sièges avant ont des appuie-tête actifs, les ceintures profitent de prétensionneurs et il y a une bonne demi-douzaine de coussins gonflables. 

Comme nous sommes en hiver, la voiture est équipée des jantes optionnelles de 17 pouces, mais les pneus sont des Gislaved NordFrost 5 en 205/50R17 93T au lieu des Michelin d’origine. Que dire des ces pneus d’hiver ? Fabuleux, est le mot qui me vient en tête. Silencieux, souples, offrant une traction exemplaire et relativement abordable, ces pneus sont réellement ce que j’ai conduit de meilleur cet hiver. Et pourtant, la grande majorité des voitures qui me sont prêtées sont équipées de pneus de grande marque, mais aucun autre ne m’a procuré une telle sensation d’adhérence et de contrôle. J’en ai même équipé la voiture de madame, c’est dire.

Sur le plan de la consommation d’essence, Volvo annonce des consommations de 7,0 et 10,7 L/100km (route et ville), mais comme à mon habitude, je n’ai pu faire mieux que 14 L/100km sur mon parcours urbain à 75%. Dans les circonstances, c’est très bon. Seule la MINI a fait mieux entre mes mains cet hiver.

Alors, pour résumer, cette petite Volvo a tout d’une grande, si ce n’est la taille. C’est exactement mon genre de voiture, compacte et bien équipée, avec une soute à bagages de bonnes dimensions. Confortable, silencieuse, performante, jolie, il n’y a que le tarif qui soit difficile à avaler. À 48 000$, il faut vraiment être amateur. Par contre, le prix de base de la V50 à moteur atmosphérique est de 33 000$, ce qui est beaucoup plus raisonnable. Une telle version avec l’ensemble Premium (3250$) offrira la même prestation d’ensemble, mais sans la performance et l’allure de ma voiture d’essai. Selon moi, c’est la meilleure version.

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